La Rose et la Tulipe


Les nouvelles de la section des Pays-Bas du Parti Socialiste Francais

EDITORIAL

Deja que les politiciens sont tous des pourris, et qu'en plus j'habite a l'etranger, pourquoi voulez vous que je m'engage dans un parti politique?

Et bien justement. La politique c'est trop important pour la laisser aux autres, qui n'ont peut etre pas les memes valeurs que nous. Il est parfois facile de se poser en victime d'un 'systeme'. Il ne tient qu'a chacun d'agir, et non pas de subir.

On estime qu'il y a 1700 000 Francais etablis a l'etranger. C'est beaucoup! Un grand nombre des lois qui sont votees au parlement , en France metropolitaine, les - nous - concernent: recemment les lois sur la nationalite, la reforme du service national, bientot des reformes sur l'enseignement suite au rapport Meirieu …

450 000 Francais etablis hors de France resident comme vous et moi en Europe, une Europe en construction ou nous pouvons jouer un role cle compte tenu de notre situation.

C'est pour cela qu'il y a un groupe de socialistes Francais aux Pays-Bas. J'ai choisi de me joindre a eux pour participer activement a la construction de notre avenir. Ce n'est pas facile a concilier avec le travail et la famille, mais c'est important. Et ce qui m'a agreablement surpris au Parti Socialiste, c'est qu'on se sent tout de suite 'dans le bain'. Les contacts avec nos senateurs et les leaders du parti sont faciles, on est tout de suite influent et utile.

J'espere que ces quelques pages vous donnerons une idee de pourquoi il faut agir, et de ce qu'on peut faire.

Olivier Lazare

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Parti Socialiste aux Pays Bas

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L'immigration
aux Pays-Bas et en France
,
debat avec la participation d'Abdel Cherribi, PvdA, conseiller municipal d'Amsterdam

Jeudi 25 Juin 1998 a 19h30

au Café Schlemmer a la Haye

REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL: 35 HEURES EN FRANCE … ET LES PAYS-BAS?

Au début du siècle, tout le monde travaillait 7 jours sur 7 (et souvent 12 heures par jour). Puis en 1906 on a eu le dimanche pour se reposer. Dans les années 60, on est passé à la semaine de 5 jours. Le temps de travail est une variable naturelle d’ajustement du travail à l’activité et à la productivité.

Le temps de travail est déja partagé!

Dans un pays qui compte (en simplifiant) 4 millions de gens qui ‘travaillent’ 0 heures par semaine et 20 millions qui travaillent 39 heures ou plus, le partage du travail existe déja… mais il est subi par la société et ne correspond pas à des valeurs choisies.
Partout dans le monde, le temps de travail a déja été réduit, suivant des valeurs différentes:

 

DOSSIER:

1 700 000 Français à l'étranger qui ne sont pas qui on pense!

Il est grand temps de mettre au rebut l'image caricaturale et périmée de fonctionnaires coloniaux, de riches hommes d'affaires et de cadres surpayés. Cette image parasite encore l'opinion publique et empêche tout autant la classe politique que l'administration de concevoir les mesures nécessaires à la réussite professionnelle et sociale de cette catégorie de citoyens. Or cette réussite conditionne, pour une part non négligeable, l'avenir d'une France ouverte sur le monde.

Aujourd'hui, on estime à 1 700 000 le nombre de Français établis à l'étranger, dont près de 900 000 étaient immatriculés dans les consulats au 21 décembre 1995.

Leur degré d'intégration au pays de résidence, la durée et la nature de leur expatriation, la qualité de leurs liens avec la France amènent à les regrouper en trois catégories.

Les émigrés : on peut donner ce nom à une partie des 750 000 non-immatriculés dans les consulats, très nombreux en Europe, en Amérique du Nord, en Australie, qui sont nés finançais ou descendent de Français mais ont cessé d'avoir une vie administrative française.

Actuellement binationaux, ils perdront notre nationalité, eux-mêmes ou leurs enfants, par désuétude, après un délai de 50 ans. Ils témoignent de la grande capacité d'intégration des Français à l'étranger qui s'assimilent souvent, dès la première génération, à leur société d'accueil Les Français et Françaises épousent fréquemment des ressortissants de leur pays d'accueil et l'usage familial du Français se maintient rarement au-delà de la seconde génération.

Les résidents permanents ou «expatriés» : Ils constituent 90% des Français immatriculés: leur durée de séjour est supérieure à 3 ans et s'ils sont salariés, leur contrat de travail est de droit local.

Par leur immatriculation, ces Français témoignent de leur volonté de rester français et de transmettre cette nationalité à leurs enfants même si, pour 45% d'entre eux, ils ont aussi la nationalité de leur pays de résidence. Leur statut social, leur niveau des revenu est celui de leur catégorie socioprofessionnelle dans leur pays de résidence: ils ne bénéficient d'aucun avantage moral ou financier lié à leur expatriation. Aucune prestation familiale française ne leur est accordée et leur protection sociale française (assurance maladie, vieillesse, chômage) est intégralement à leur charge en l'absence de part patronale. La scolarisation de leurs enfants en école française est payante. Leurs enfants étudiants en France ne bénéficient d'aucune aide spécifique. Rien n'est prévu pour faciliter leur réinsertion en France en cas de retour difficile, si ce n'est l'attribution du RMI : aucune structure n'existe pour assurer un droit effectif au rapatriement si ce n'est pour des cas exceptionnels d'indigents.

Les «détachés» : diplomates, fonctionnaires, cadres et techniciens de grandes entreprises exportatrices, ils ne constituent que 10% de la population recensée par les consulats, soit 90 000 personnes. Avec leur protection statutaire, leur contrat de travail, leur prime à l'expatriation, ils constituent la partie visible mais très minoritaire des Français à l'étranger.

Les institutions destinées à promouvoir l'expatriation ont été conçues pour eux et fonctionnent correctement à leur bénéfice : écoles françaises, assurance volontaire à la Caisse des Français à l'Etranger (CFE).

Une politique socialiste de justice et de citoyenneté pour les Français à l'étranger doit être destinée à améliorer la situation des 800 000 expatriés résidents permanents, immatriculés mais largement ignorés et exclus de fait à des degrés divers de la communauté et de la solidarité nationale.

Les Français à l'étranger se caractérisent donc par une bonne qualification intellectuelle et professionnelle : la France exporte de la matière grise. Mais les niveaux de revenus ne peuvent être estimés qu'à partir de l'observation de terrain. La règle fondamentale à appliquer est que les Français disposent des revenus de leur catégorie socioprofessionnelle dans leur pays de résidence

Les socialistes devront faire réaliser par l'INSEE des enquêtes sérieuses sur les niveaux de revenus réels des Français expatriés hors Union européenne. Cela conditionne la conception et la mise en oeuvre d'une politique d'extension de la couverture sociale française à tous les Français de l'étranger auxquels leur pays de résidence n'en offre pas réellement

Double-nationalité

En 1995, 45% des Français immatriculés sont double-nationaux. Cela signifie que la présence française à l'étranger dépend de l'aptitude de notre pays à reconnaître pleinement le phénomène juridique de la double nationalité et à valoriser ses aspects sociaux et culturels. Le droit de la nationalité doit redevenir aussi intégrateur que possible, les vérifications de nationalité réduites en nombre, simplifiées, accélérées par suppression des procédures inquisitoriales.

En matière scolaire et culturelle, des politiques volontaristes d'apprentissage de la langue française et de formation professionnelle et universitaire en France des jeunes de l'expatriation sont indispensables.

Supprimer des consulats, réduire le personnel consulaire en nombre et en qualification, renchérir le coût de la scolarité française pour les familles, c'est objectivement rejeter les Français résidents permanents à l'étranger hors de la nationalité française. Les socialistes doivent prendre le contre-pied de cette politique.

Place des femmes

Les femmes sont un peu plus nombreuses que les hommes à l'étranger - Leur situation est trop fréquemment marquée par la précarité. Cette précarité tient au fait que leur départ à l'étranger est plus fréquemment lié à la vie de couple qu'à l'emploi. Négligé dans la motivation du départ, l'emploi le leur rend bien ensuite. Lorsque la volonté d'activité, la situation financière de la famille, le divorce exigent l'exercice d'une profession (172 800 femmes sont actives à l'étranger) elles ne trouvent, le plus souvent, que des emplois sous qualifiés, en statut précaire, sous rémunérés et tout particulièrement dans l'administration française (services diplomatiques, écoles française et institutions de diffusion linguistique et culturelle).

L'Etat français à l'étranger est un employeur négrier dont les victimes sont majoritairement des femmes, Les socialistes devront mettre fin à cette situation scandaleuse qui prive des dizaines de milliers de françaises d'un contrat de travail juste, d'un salaire décent, de garantie contre l'arbitraire, de protection sociale (maladie, retraite).

Les enfants

Les moins de 18 ans constituent 30% des Français immatriculés. S'ils restent français, ils sont l'avenir de la présence française à l'étranger car leur plurilinguisme, leur aisance dans les relations pluriculturelles les portent à vivre à l'étranger, le pays où ils ont été élevés ou l'un des pays tiers.

Mais l'école française, creuset de notre nationalité, est inaccessible à la majorité d'entre eux ; sur 172 000 enfants de 6 à 18 ans, seuls 41 000 fréquentent les écoles du réseau de l'AEFE (Agence pour l'Enseignement Français à l'Etranger) dans les classes primaires et secondaires.

Si une partie des familles choisit l'école du pays d'accueil librement pour des raisons culturelles ou de commodité, la majorité des autres recule devant le coût de la scolarité en école française et le caractère aléatoire, dans la durée, de l'attribution des bourses scolaires.

Pour peu que l'Etat français finance à parité la scolarité d'un élève français de l'étranger avec celle d'un élève de l'hexagone, la scolarité pourrait devenir gratuite ou quasi gratuite pour les élèves français dans le réseau de l'AEFE, alors qu'elle est aujourd'hui hors de portée des familles de la classe moyenne, exclues de l'attribution des bourses. Rappelons qu'aujourd'hui l'Etat dépense moitié moins pour un élève français de l'étranger que pour un élève de France (10 285 pour 22 000 francs).

D'autre part, toutes les institutions de diffusion linguistique et culturelle devraient concourir à la formation des enfants français scolarisés dans les écoles du pays d'accueil alors qu'elles tendent à rejeter les Français hors de leur champ de compétence. Enfin, le CNED devrait élaborer des programmes adaptés à ce public particulier.

Conclusion

Parce que la France a une très faible tradition d'expatriation, que les expatriés y sont méconnus, oubliés et souvent mal perçus, notre politique de présence française à l'étranger doit être beaucoup plus volontariste et active que celle de nos voisins allemands, italiens ou anglais.

Elle doit aussi viser à aider ceux de ces Français expatriés qui sont socialement et économiquement exclus ou en difficulté et à leur permettre de bénéficier de la solidarité des français.

La Fédération des Français à l'étranger du parti socialiste propose donc, dans son projet pour les Français à l'étranger, les axes d'une politique de l'enseignement, de la protection sociale, de la francophonie, de la citoyenneté européenne, de la nationalité française et d'une politique audiovisuelle extérieure de la France, basée sur les principes de l'égalité, de la solidarité et de la justice.


(suite de la page 1)

L’évolution du chomage en France

Le chomage de masse en France a commencé à se développer au début des années 1970. Tous les présidents et gouvernements se sont engagés solemnelement à faire de l’emploi leur priorité. Cela n’a pas suffit, malgré de nombreuses mesures d’aide à l’emploi. Ces dispositifs sont d'ailleurs très couteux: en 1994, la France a dépensé 82 milliard de Francs pour soutenir l’emploi, 4% du produit national annuel.

La solution américaine, symbole du libéralisme

C’est le symbole de la solution libérale, qui établit un lien de causalité entre un chiffre superbe – 5.5% de chomage en 1995 et la limitation ou suppression progressive de toutes le garanties des travailleurs en matière de protection sociale.

Il faut cependant remarquer que si le salaire moyen réel (inflation déduite) dans l’Union Européenne a augmenté de 3% entre 1975 et 1995, il a baissé de 20% aux Etats-Unis. Si 7 millions de chomeurs sont comptabilisés, plus d’une dizaine de millions d’autres sont rémunérés à un niveau de salaire inférieur au niveau de pauvreté reconnu par la loi. 35 millions d’habitants des Etats Unis n’ont aucune protection s’assurance contre la maladie. Parallèlement, 60% du PIB qui a augmenté de 25% dans cette période a été 1% (un pourcent) de la population!

Le résultat est connu: marginalisation sociale, zones d’habitat délabrées, délinquance, drogue, apparition de territoires de non-droit où la police ne pénêtre plus.

La solution Néerlandaise

A la fin des années 70 aux Pays-Bas, le finances publiques n’étaient plus sous controle, la rentabilité des entreprises s’érodait et le chomage frolait les 12%. En 1982, patronat et syndicats se concertent et signent l’accord de Wassenaar. Les syndicats acceptent un gel des salaires pour 10 ans, tandis que le patronat s’engage à développer l’emploi. Les négotiations ont été décentralisées dans les années suivantes par branches, puis dans les entreprises. Le gouvernement s’est engagé à maitriser les dépenses publiques, notamment en taillant dans les budgets sociaux.

Le mouvement amorcé à Wassenaar s’est traduit par une baisse du temps de travail, de 40 heures en 82 à environ 38 au début des années 90. Les entreprises ont gagné en flexibilité de l’organisation du travail, et donc en compétitivité. Le temps partiel a connu un développement considérable: il concerne aujourd’hui 36% des salariés, don’t 15% des hommes et 66% des femmes. Au début des années 90, le mouvement de réduction du temps de travail s’est essoufflé, et les salariés préférent maintenant les hausses de salaire à la baisse du temps de travail.

Les Pays-Bas ont gagné en compétitivité (les salaires sont 20% plus bas qu’en Allemagne). L’emploi a progressé de 22% depuis 1982.

La nouvelle loi Française

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