Type : Newton. Diamètre : 80 mm. Focale : 700 mm. Prix : 690F.
Peut être que cet instrument vous rappelera quelque chose. En effet, il est apparu successivement à peu de temps d'intervalle dans deux revues particulièrement connues. Il était mentionné dans ces pages relatant les nouveautés, dont on ne sait s'il s'agit de publicité ou d'information objective. Nous désignerons ces magazines sous les initiales CE et CI. Le modèle testé est vendu sous la marque Vivitar, mais un modèle très ressemblant est vendu chez certains opticiens, avec un trépied de table différent, en métal très fin.
Présentation.
L'emballage est une petite boîte de carton blanc, avec pour seul signe distinctif un petit autocollant avec la marque, la référence et la mention "Made in China", exactement comme la lunette de la même marque. A l'intérieur, deux sacs en une matière imitant le "nylon balistique" de certains sacs photos. Un de ces sac contient le tube optique et les accessoires, l'autre le trépied de table. Le sac du tube comporte une sorte de cale, à cause du tube porte-oculaire. Il possède également une bandoulière et une pochette à fermeture-éclair pour les oculaires et autre accessoires. Tout ces articles, tube optique compris, sont emballés dans des sacs en plastique fermés par des élastiques.
Matériel fourni.
Montage et aspect mécanique.
Le trépied de table est strictement identique à celui fourni avec l'Astromaster, avec les même défauts. Faiblesse, instabilité (le tube est relativement lourd) et impossibilité d'effectuer un pointage au zénith. Là aussi, le montage sur un pied photo stable est une condition essentielle pour rendre cet instrument utilisable..
Le chercheur fait plus plastique que plastique, si c'est possible. Il est en effet fabriqué très grossièrement, une véritable caricature. Il a une mise au point hélicoïdale tout aussi grossière, et il est maintenu sur son support (en plastique, cela va sans dire), par trois vis, ce qui rendra son réglage aussi temporaire qu'aléatoire. Une sorte de carton roulé autour du tube le protége (est-ce vraiment nécessaire ?) des marques de serrage.
Le tube optique est fermé par une vitre. Le secondaire est fixé
sur la vitre de fermeture, il n'y a donc pas d'araignée. Il n'y
a donc pas de vis de réglages sur le secondaire, la collimation
n'est rendue possible que par les trois vis du miroir primaire.

Certains parents risquent d'acheter cet engin, encouragés par le faible encombrement et son aspect de jouet, que ce soit sous la pression de leur progéniture ou dans l'idée de leur faire découvrir le ciel. C'est tout simplement une mauvaise idée, dans le cas présent....
Cet instrument cumule les surfaces optiques de piètre qualité,
dans un montage mécanique baclé, aboutissant au résultat
que l'on sait. Peut être que l'exemplaire testé comportait
un défaut de fabrication, mais l'absence de traitement de surface
visible sur la vitre de fermeture, et sans doute sur la lentille de Barlow
intégrée, ne plaide pas en faveur de cette hypothèse.