En fait le chercheur est fixé dans son support dans le mauvais
sens, et il faut le dévisser et le retourner, pour avoir le chercheur
à gauche du tube. Cela, bien sûr, si l'utilisateur est droitier
(de l'oeil !). Un utilisateur débutant et peu mécanicien
fera à coup sûr la confusion, et ce n'est pas la notice squelettique
qui va l'aider. Pour preuve, une photo du catalogue du magasin, ou l'on
voit l'objectif de chercheur dirigé vers l'utilisateur !
Documentation.
La documentation est d'une extrême pauvreté, une malheureuse
feuille B5 photocopiée recto-verso. La seule illustration, si elle
n'est pas faite à main levée, n'en est pas loin. Les informations
fournies sont cependant presque correctes, et une fois n'est pas coutume,
le tableau des grossissements n'est pas complètement fantaisiste.
En effet le grossissement maximal annoncé (avec Barlow 2x) est de
89x. La documentation annonce le chercheur comme étant un 6x30.
Sa quasi identité avec le chercheur de base de l'ETX-90 le désignerai
plutôt comme un 6x20.
Test en conditions "réelles".
Condition d'observations : ciel sombre (mag limite env 5), malgré
la lune présente, et fréquents passages nuageux. Fortes rafales
de vent, et turbulence importante.
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Avec le redresseur terrestre à 45°, quelque soit l'oculaire
(9 ou 25), on n'aperçoit pas de détails sur Jupiter.
Celle ci apparaît comme un disque blanc (chromatique), accompagné
par deux éventails d'aigrettes sur les côtés. Les anneaux
de Saturne sont distinguables, et c'est tout !
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Avec un renvoi coudé à 90° + un oculaire Televue Radian
de 10 mm, on arrive à voir enfin les deux bandes principales de
Jupiter ! Le chromatisme est visible, le disque planétaire "bavant"
en bleu. En utilisant l'oculaire 9 mm d'origine, le résultat est
voisin, mais on n'en déduira pas que l'oculaire fourni vaut un Radian!
Par rapport au point précédent, on a une confirmation de
plus de l'importante dégradation optique produite par les redresseurs
terrestres. L'anneau de Saturne est toujours visible, mais la précision
de l'image est faible.
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Avec un renvoi coudé à 90° + un oculaire TeleVue Nagler
de 7 mm, il est impossible de résoudre le trapèze d'Orion,
mais les conditions d'observations peuvent ne pas y être étrangères.
Test optique.
Aspect technique:
L'objectif est composé d'un doublet achromatique "air-spaced".
Contrairement à la lunette Astromaster, l'objectif n'est pas diaphragmé,
l'anneau à 4 ou 5 cm derrière l'objectif étant un
baffle contre les lumières parasites. Le revêtement interne
du tube est relativement mat, contrairement à d'autres instruments.
L'examen à l'aide d'une source lumineuse des lentilles d'objectifs
montre des traces de nettoyage sauvage et mal fait, sur la face interne
des lentilles. Le pare-soleil est collé, mais il semblerait que
le doublet soit tout de même fixé avec des vis, il est peut-être
possible de le démonter.
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Avec oculaire Kellner de 25 mm d'origine + redresseur à 45°
d'origine sur mire (Grossissement 16x) L'aspect de la mire est correct,
mais un début de chromatisme est perceptible.
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Avec oculaire Televue Radian de 10 mm + redresseur à 45° d'origine
(Grossissement 40x).
Sur mire, le chromatisme devient visible. L'étoile artificielle
montre deux aigrettes transversales. L'examen des images intra et extra-focales
montre des disques de diffraction barrés par un triple sillon. Ces
sillons sont perpendiculaires aux aigrettes de l'étoile correctement
focalisée. Le disque extra-focal est plus circulaire que celui de
l'image intra-focale. Les sillons barrant les étoiles défocalisés
sont dus au redresseur terrestre, ce qui démontre une fois de plus
la nocivité de cet accessoire.
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Avec oculaire Meade Plössl de 26 mm + Renvoi coudé à
90° Celestron (Grossissement 15x).
Il est impossible de focaliser l'instrument avec un oculaire directement
monté sur le porte oculaire, le renvoi coudé ou le
redresseur terrestre sont indispensables. Sur mire la définition
est correcte sans être fantastique, et le chromatisme est toujours
présent.
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Avec oculaire TeleVue Radian de 10 mm + Renvoi coudé Celestron (Grossissement
40x).
Sur mire, la définition reste correcte, même si le chromatisme
est visible. Sur étoile artificielle, pas de disque d'Airy. La tache
lumineuse est particulièrement colorée par le chromatisme.
Les images extra et intra focales laissent apparaître des cercles
gigognes décentrés, révélateurs d'un problème
de collimation.
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Avec oculaire Televue Nagler de 7 mm + Renvoi coudé Celestron (Grossissement
58x).
Sur mire, le manque de définition devient de plus en plus visible.
L'étoile artificielle apparaît comme une tache indifférenciée,
sans anneaux de diffractions. L'image afocale présente des sortes
de petits cercles secondaires, en plus des cercles principaux, très
excentrés.
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Avec un oculaire TeleVue Radian de 10 mm + Barlow 2x (Grossissement 80x).
Toujours sur étoile artificielle, absence de disque d'Airy reconnaissable.
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Test des oculaires :
Sur un télescope Maksutov de 90 mm "Diffraction limited"
:
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Oculaire de 25 mm (Grossissement 50x).
Le chromatisme est flagrant jusqu'à environ 30 % du bord du
champ, la définition est correcte pour ce genre d'oculaire (Kellner
bon marché).
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Oculaire de 9 mm (Grossissement 139x).
Le chromatisme est important, mais un disque d'Airy presque circulaire
est visible au centre du champ. Ailleurs l'astimatigsme est particulièrement
visible, et carrément prohibitif sur 1/3 du champ.
En Résumé.
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Points Positifs :
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Vrai lunette de 80 mm d'ouverture.
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Coulant d'oculaire de 31,75 mm.
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Points Négatifs :
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Manque de définition et chromatisme important de l'objectif.
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Oculaires de qualité faible à moyenne.
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Documentation extrêmement succincte.
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Accessoires fournis minimalistes (pas de pied digne de ce nom, ni de lentille
de Barlow).
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Redresseur à 45°.
Il est assez inhabituelle de trouver des lunettes de "grande" ouverture
dans les grandes surfaces. De plus, la courte focale donne un rapport F/D
de 5, qui généralement ne peut être obtenu correctement
que par un instrument bien construit. Ce n'est évidemment
pas le cas de cette lunette. L'absence de diaphragme, qui peut paraître
une bonne chose, dégrade sans doute la résolution de cet
instrument. Le diaphragme de l'Astromaster 357 permettait de n'utiliser
que la partie centrale de la lentille, ce qui améliorait les performances
globales. Hélas, le temps a manqué pour réaliser des
essais en ce sens avec cette lunette Vivitar.
On regrettera la présence, une fois de plus, de ce véritable
tueur d'image qu'est le redresseur terrestre à 45°. Le plan
focale est à une distance telle qu'il n'est même pas possible
de monter directement les oculaires sur le tube optique, la mise au point
étant alors impossible. Pour rendre cet instrument quelque peu utilisable,
il faut y ajouter un renvoi coudé à prisme à 90°,
qui peut coûter aussi cher que la lunette elle même.