TASCO 60 x 700 mm(Décembre 1999)

Type : Lunette Astronomique/Terrestre. Diamètre : 60 mm. Focale : 700 mm. PRIX : 990,00FUne lunette noire ! Depuis longtemps déjà, on trouve des réfracteurs 60/700 dans les rayons et les catalogues de VPC. Au début, elles étaient de couleur blanche, ce qui était nettement plus rationnel (pour l'isolation thermique). Nous sommes quelques uns à posséder encore une des ces lunettes Made in Japan de cette époque. La marque Tasco est apparue il y a quelques années. Que valent leurs produits ?
Présentation.
La boîte est assez petite, avec la classique illustration de peinture "Space Art". Peu d'inscriptions, à part la marque Tasco et le nom du modèle, en l'occurrence 58T/302058. Cette boîte en carton fin (attention, se déchire facilement !) recouvre en fait un carton plus épais, contenant, dans plusieurs boîtes, les différents éléments, bien calés.
Le tube optique est simplement emballé dans du papier sulfurisé puis dans un sac en plastique.
Matériel fourni.
- 1 tube optique
- 1 renvoi coudé à 90°
- 1 fourche azimutale
- 3 pieds en bois et métal.
- 1 porte oculaire perforé
- 2 oculaires : Huygens 12,5 mm et Super-Ramsden 4 mm.
- 1 Barlow 3x
- 1 redresseur terrestre 1,5x
- 1 chercheur 5x24 mm et son support.
- 1 enveloppe de documentation (Voir plus bas).
Montage et aspect mécanique.
La notice de montage se trouve dans l'enveloppe de documentation, sous la forme d'un petit fascicule en plusieurs langues. La partie en français n'est pas excessivement claire ; heureusement qu'il y a des dessins pour illustrer le montage. Celui ci est très simple, le plus long étant encore l'assemblage des pieds avec la fourche azimutale, et la fixation du porte oculaire. Le système de serrage en hauteur des pieds est rustique mais apparemment efficace. Les pieds sont légers mais pas autant que ceux de l'Eden. Le montage du tube est très simple, il est simplement pincé entre deux grosses vis qui servent d'axes de rotation en hauteur.
La mise en place de la tige de réglage de hauteur est moins facile, la vis percée devant la recevoir sur la fourche est impitoyablement serrée. La tolérance d'usinage de la vis percée et de la tige sont faibles, ce qui rend l'ensemble malaisé à monter, mais limite le jeu de la monture. Pas assez, car on a toujours le jeu en hauteur caractéristique de ce genre de dispositif de réglage fin.
Les vis de fixation de pied de chercheur sont très dures ! Si ce chercheur ressemble extérieurement en tout point à celui de l'Eden Astro 114, son réticule est à peu près net.
La mise au point est assez ferme mais régulière tout le long du tirage.
Le blocage en azimut n'est pas régulier tout autour de l'axe vertical de rotation ; en effet on a l'impression que la vis de blocage porte sur un axe qui n'est pas rond, mais plutôt carré ou hexagonal.
Documentation.
Il est temps de parler de la documentation fournie, qui est plutôt abondante. En effet, dans l'enveloppe on trouve :
- La notice de montage
- Un certificat de garantie (le luxe !)
- Une introduction à l'astronomie en allemand et français de 15 pages.
- Un poster sur le système solaire en anglais (hélas).
- Une carte de la lune format poster en anglais elle aussi (deux fois hélas).
La notice de montage souffre d'une traduction assez catastrophique. Elle est parsemée de perles amusantes. Comme il est dit plus haut, les schémas sont suffisamment clairs pour palier aux insuffisances du texte.L'introduction à l'astronomie est plutôt intéressante, même si ça et là des coquilles ou autres fautes de syntaxe sautent aux yeux. Rien que le titre est amusant : "A la découverte des mondes lointaines - Mode d'emploi du votre télescope" (sic). Cependant ce document est rempli d'informations de bon sens sur le mouvement des astres, sur la turbulence, ou sur le grossissement. En effet, il est écrit que la règle empirique pour le grossissement maximal utilisable est de 50x par pouce (2,54 cm) d'ouverture de l'instrument. Ce qui donne 118x pour cette lunette, et nous paraît raisonnable en théorie. Ce qui contredit violemment la notice de montage, qui indique comme grossissements pour cette lunette 56x, 84x, 168x, 175x, 262x, 525x ! Ces dernières indications sont évidemment totalement délirantes. Cette introduction propose un parcours du ciel et de ses objets remarquables, parcours succinct mais très utile.
Le poster sur le système solaire et la carte lunaire ont tous les deux la même origine, américaine apparemment : Rand McNally and Co. Le poster est sans doute très laid, mais instructif. Dommage qu'il soit en anglais ! On retiendra surtout que ce poster et la carte lunaire sont une bonne idée, surtout avec un instrument essentiellement destiné à l'observation planétaire.
Premier test optique.
Cette lunette a été examinée directement en labo, en testant les éléments séparément, quand cela était possible. Chaque élément a été complété avec des accessoires testés de haute qualité.
Aspect technique:
L'objectif est un classique doublet achromatique avec séparation par air. Les lentilles sont manifestement collées, et indémontables. On constate d'ailleurs une tache de colle d'un demi cm2 environ, sur la face intérieure d'une des lentilles ! Un diaphragme est présent dans le tube, mais à une distance normale de l'objectif pour ce genre de lunette. Il sert dans ce cas de dispositif anti-reflet.
- Test de l'objectif :
- Test avec un oculaire Clavé de 20 mm + une Barlow 3x (Grossissement 105x), en utilisant le renvoi coudé d'origine.
Sur étoile artificielle, obtention d'un disque d'Airy* correctement formé, bien qu'entaché d'un léger astigmatisme. L'achromatisme est correct en regard du type d'instrument.
Les franges d'interférences montrent quelques défauts des lentilles, sans qu'aucun ne soit critique.- Test des oculaires
- Test avec l'oculaire Ramsden de 4 mm sur une lunette de 100x600 mm de haute qualité (Grossissement 150x).
Une diffusion énorme de la lumière est perceptible sur tout le champ. La résolution est très mauvaise.- Test avec l'oculaire Huygens de 25 mm sur le même instrument. (Grossissement 24x)
Il y a moins de diffusion dans celui ci, mais la résolution n'est pas terrible. Le chromatisme est important, ce qui n'est pas surprenant.- La Barlow 3x (!) et le redresseur, qui fait apparemment office de Barlow 1,5x, n'ont pas été testés. C'est peut-être arbitraire, mais leur aspect suffit à montrer la pauvreté de leur réalisation.
Test en conditions "réelles".
Ce test a été effectué sous un ciel légèrement laiteux, avec une turbulence moyenne. La magnitude visuelle limite (la plus petite étoile visible) était environ de 4. Les objets observés se limitent à Jupiter et à Saturne, sans utiliser de Barlow.
En Résumé.
- Avec oculaire d'origine de 25 mm (Grossissement 28x)
Sur Jupiter, l'image est correcte, même si le chromatisme de l'oculaire est visible sur le disque. On aperçoit les deux bandes, et les satellites sont ponctuels. Sur Saturne, l'anneau est visible, même si l'image est évidemment très petite.
- Avec oculaire d'origine de 4 mm (Grossissement 175x)
Jupiter est transformée en disque rouge et bleu, sans détails visibles à la surface, tout cela parmi une diffusion (brouillard) parfaitement atroce.
- Avec un oculaire orthoscopique de 5 mm Vixen (Grossissement 140x)
Jupiter est floue, mais on distingue à peu près les bandes. Sur Saturne on arrive à obtenir une vue pas trop floue de l'anneau.
- Points positifs :
- Objectif de qualité acceptable, pour cette catégorie d'instrument.
- Emballage et présentation corrects.
- Documentation plutôt fournie, intéressante pour le débutant.
- Points négatifs :
- Oculaires et Barlow médiocres.
- Notice de montage peu claire, certains documents en anglais, d'autres mal traduits.
- Jeu dans la monture.
- Objectif non démontable, non réglable.
Cette lunette de facture classique est plutôt bien réalisée. Elle avoue même fièrement son origine "Made in China", alors que d'autres instruments la dissimule piteusement, ce qui se comprend quand on voit la qualité des engins. Certains indices laissent cependant craindre que la qualité ne soit pas aussi bonne quel que soit l'exemplaire. Par exemple l'astigmatisme du doublet, qui est peut-être pire sur un autre exemplaire, ou bien la tache de colle présente à l'intérieur de l'objectif. On peut aussi trouver cet instrument trop cher pour ce qu'il est, sachant qu'il est vraisemblablement sorti d'usine à un prix dix fois inférieur.
Cependant, associée avec des oculaires corrects ( en 24,5 mm hélas !), cette lunette peut constituer un bon instrument pour le débutant.Retour vers la liste des instruments
ASTROMASTER 114 x 1000 mm, modèle 224(Janvier 2000)
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Type : Télescope de type Newton. Diamètre : 114 mm. Focale : 1000 mm. PRIX : 2290,00F
Lorsque les instruments vendus dans les hypers s'exposent, ce télescope se distingue de ses concurrents, à la fois par son aspect et sa compacité. En effet, avec sa qualité de fabrication apparente, la mécanique donne une impression de robustesse, surtout comparée aux autres ! La compacité est également un bon argument de vente, par rapport à un 114/900 classique. Le prix s'en ressent, puisqu'il s'agit de l'instrument le plus cher testé jusqu'ici. C'est donc "le haut de gamme" que nous allons soumettre à la question...
Présentation.
Comme la lunette de la même marque testée plus haut, la boîte est assez bien présentée, avec des photos d'astro (évidemment non contractuelles !), et des photos des accessoires en option. La légende de ces dernières est d'ailleurs en décalage total ! Cela mis à part, toutes les inscriptions sont en français correct. Les accessoires proposés sont assez complets, si ils sont disponibles, bien sûr...
Ce télescope existe apparemment en plusieurs "packaging", quatre pour être exact, chacun ayant plus ou moins d'accessoires. Notre modèle, le 224, est l'avant dernier en prenant la gamme dans le sens croissant. Ce modèle est équipé d'un moteur de suivi en Ascension Droite sur secteur 220V. Le modèle supérieur est équipé, lui, outre d' oculaires Plössl, d'un moteur en AD sur pile. Le moteur sur secteur étant en effet moins coûteux à fabriquer, la base de temps nécessaire à la rotation horaire étant tout simplement le 50 Hz du secteur.
Une fois le couvercle enlevé, on se retrouve devant la classique boîte fermée en carton fort, comportant autant de boîtes que de pièces, ou presque. La boîte contenant la monture était endommagée, celle ci, encouragée par son propre poids, (important), ayant décider de son propre chef de traverser le carton...
Matériel fourni.
- 1 tube optique.
- 1 trépied en aluminium
- 1 monture équatoriale.
- 1 contrepoids et sa tige de fixation.
- 2 oculaires Kellner 10 mm et 25 mm, au coulant 31,75 mm.
- 1 Barlow 2x.
- 1 filtre lunaire.
- 1 chercheur coudé 6x30 mm.
- 1 moteur électrique sur secteur 220 V.
- 1 clé allen et deux vis à 6 pans creux.
- 1 adaptateur porte oculaire 25 mm vers 31,75 mm.
- 1 bac porte accessoires en plastique, genre "soucoupe à pot de fleurs".
- 2 flexibles de commande.
- 1 documentation de 8 pages, une carte de la Lune et le catalogue Astromaster.
Montage et aspect mécanique.
Le trépied est déjà monté, il suffit de l'ouvrir et de le régler grâce aux pieds télescopique, comme n'importe quel pied photo. La fonderie des pièces en acier est parfaitement nette et sans bavures, le revêtement vert utilisé fait bonne impression. Les pieds en alu sont terminées par des pointes de plastique dur, qui accroissent la stabilité de celui-ci sur terrain meuble. Seul bémol, les entretoises en plastique, qui servent également de support pour la coupelle porte accessoires, jurent un peu sur ce pied par ailleurs presque complètement métallique.
La notice de montage n'est pas d'un grand secours pour le montage, surtout pour l' utilisateur inexpérimenté. La monture est bien construite, assez lourde, et possédant un jeu assez faible. La fixation se fait par une unique vis moletée, se serrant sous la platine du pied. Une vis moletée de butée en latitude facilite le réglage de l'angle de l'axe polaire. Chose curieuse, il semble qu'il n'y ait rien pour empêcher la rotation de la monture sur le pied, mais peut être que quelque chose nous a échappé...
Les anneaux porte tube se fixent sur la monture avec les deux vis à six pans et avec la clé allen fournies. Le tube se serre simplement dans les anneaux avec une vis papillon. La mise en place du chercheur est moins évidente. L'écartement des tiges filetées de fixation, sur le corps du télescope, est trop important, et il est nécessaire de forcer pour la mise en place du chercheur, au risque de casser le support. En effet, il est surprenant de constater que le support de chercheur est en fait en plastique peint, de la même couleur que les parties métalliques ! Sont aussi en plastique le renvoi coudé et le pare-soleil du chercheur. L'illusion est presque parfaite. L'objectif de ce chercheur est collé, ce qui se voit aux vilaines traces de colle sur le bord.
La lecture de la notice apporte la confirmation des premières constatations sur la platine porte oculaire. En fait, le coulant de l'instrument est voisin de 24,5 mm, et il faut utiliser l'adaptateur vissant fourni pour utiliser des oculaires de 31,75 mm. Ceci, bien sûr, au détriment de la luminosité de l'image obtenue.
On voit sur cette image l'adaptateur vissé sur le tube porte oculaire, accueillant l'oculaire de 25 mm.
Documentation.
Un paragraphe spécial pour la documentation, car il y a des choses à dire. En effet, la documentation de l'instrument lui même est minimaliste, quatre feuilles A4 photocopiées. A part la partie consacrée au montage, elle est plus ou moins identique à celle fournie avec l'Eden ! On y retrouve les même phrases, les même erreurs de syntaxes, parfois avec quelques unes en plus. Pour le prix du télescope, l'acheteur est en droit de s'attendre à une documentation mieux faite et mieux présentée. Extrême générosité, une carte de la lune est présente, une simple photocopie d'une page, dont le seul bon goût est d'être en français.
Les indications sur le montage sont indigentes, avec peu de schémas. Le silence est complet sur le montage du moteur d'ascension droite. Le débutant qui voudra l'utiliser aura intérêt à se faire aider par une personne expérimentée. Heureusement, le principe retenu est celui classiquement utilisé sur ce genre de monture.
La pauvreté de la documentation contraste avec le catalogue Astromaster 1999-2000, luxueux en comparaison. Celui ci est imprimé en quadrichromie sur papier glacé. Il est rédigé entièrement en bon français. Bref, tout le contraire de la documentation. Il s'y trouve des informations intéressantes, notamment sur la gamme complète des instruments Astromaster, les lunettes et télescopes, les lunettes terrestres pour ornitho, les jumelles, et même les microscopes et binoculaires. Il y a également trois pages sur les bases optiques des instruments, synthétiques et bien écrites. S'y trouve les formules de bases sur le grossissement limite, le pouvoir séparateur, etc... Ces trois pages justifient à elles seules la présence de ce catalogue. Il semblerait que celui-ci soit vendu séparément des instruments, nous ne savons pas où.
Premier test optique.
Aspect technique:
Le premier "mystère" à résoudre, c'est la focale annoncée de 1000 mm, pour un encombrement n'excédant pas 55 cm. La réponse se trouve tout simplement dans la lentille de Barlow 2x, incorporée dans le tube porte oculaire.On la distingue sur cette image, par réflexion dans le miroir secondaire (au premier plan), puis dans le miroir primaire. Cette lentille multiplie donc la focale par deux, ce qu'aurait pu faire n'importe quelle Barlow amovible, et permet d'annoncer cet instrument comme ayant 1000 mm de focale.
Les branches de l'araignée du secondaire constitue en fait une seule pièce de fonderie avec le cerclage avant du tube. Cela supprime la nécessité d'un centrage du secondaire, mais exige évidemment une construction parfaite, sous peine de rendre l'instrument inutilisable, puisque non réglable. L'obstruction centrale est assez importante pour un 114 mm.
- Test du système de miroirs :
- Test avec un oculaire Clavé de 21 mm (Grossissement 50x)
Sur étoile artificielle, on constate que cet instrument est à peu près collimaté, même si il y a déjà un astigmatisme perceptible. Sur mire, une aberration sphérique est perceptible, vraisemblablement due au miroir primaire, qui n'est pas parabolique, mais sphérique. L'image manque aussi de piqué, ce que l'on peut attribuer à la lentille de Barlow.
- Test d'interférométrie
Les franges d'interférences ne sont pas parallèles, et l'une d'elle s'évase sur le bord du miroir : indices d'un problème de collimation et de qualité de fabrication du miroir.
Nous décidons de recollimater l'instrument, un grossissement plus important ne donnant pas de bon résultat. En utilisant le système de recollimation, un reflet parasite est détecté dans l'image de collimateur. Cette image parasite signifie que la lentille de Barlow n'est pas traitée multi-couches. La collimation du secondaire (avec les trois vis) est beaucoup plus réalisable qu'avec certains instruments. Il semblerait que les bords du tube ne soit pas complètement perpendiculaires à l'axe optique. La collimation du primaire semble être une gageure, car l'ensemble du miroir bouge lorsque l'on touche aux vis de réglages. L'opération est arrêtée dés qu'une amélioration notable est constatée.
Test en conditions "réelles".
- Test avec un oculaire Clavé de 12 mm (Grossissement 83x)
La recollimation améliore fortement la qualité de l'image de l'étoile artificielle. L'astigmatisme est toujours présent, ce qui dissuade d'utiliser cet instrument à des grossissements supérieurs. Sur mire on constate un chromatisme important, qui est dû, là encore, à la lentille de Barlow intégrée.
- Test des oculaires
Ces oculaires, au coulant de 31,75 mm, sont beaucoup plus lourd que ceux fournis avec la lunette Astromaster testée plus haut, bien qu'il s'agisse de Kellner dans les deux cas.
- Oculaire Kellner de 10 mm sur une lunette 100 x 600 mm "Diffraction limited" (Grossissement 60x)
La résolution est bonne au centre du champ, mais s'amenuise en allant vers les bords. Le chromatisme provoque des franges rouges sur le bord du champ. Celui ci est d'environ 32°, contre les 40° habituels pour les Kellner.
- Oculaire Kellner de 25 mm sur la même lunette (Grossissement 24x)
La qualité est honnête pour un Kellner de cette focale, un 25 mm étant habituellement facile à réaliser. Là aussi, on constate un manque de netteté sur les bords du champ. Le chromatisme est lui aussi bien visible.
- La Barlow 2x fournie est l'infâme bout de plastique habituel. Pour un instrument de ce prix le fabricant aurait pu faire un effort !
A notre grand regret, il n'a pas été possible de pointer un objet céleste avec ce télescope, ayant manqué de conditions atmosphériques favorables. Une mise en station sommaire a été faite en intérieur, pour juger de la stabilité de l'ensemble. Celle ci est plutôt bonne, si l'on fait abstraction de la rotation de la monture sur son pied, qu'il nous a été impossible de bloquer... Il doit y avoir un truc... Le moteur de suivi sur secteur émet un ronronnement assez discret. Pour les raisons indiquées plus haut, il n'a malheureusement pas été possible de vérifier la régularité du suivi équatorial.
En Résumé.
La barlow intégrée, pour faire de la focale de 1000 mm un argument de vente, est en fait un véritable boulet pour cet instrument, provoquant reflets parasites et chromatisme, sur un instrument qui pourrait être correct dans sa catégorie. En effet, malgré un système de collimation du primaire problématique, il devrait être possible d'en faire un instrument valable. Il semblerait que l'on puisse dévisser la lentille de Barlow intégrée, et faire ainsi de ce télescope un 114/500 mm honnête. Des carences inadmissibles subsistent : pour le prix, on aurait espéré une vrai Barlow amovible, même de qualité moyenne, un vrai coulant de 31,75 mm et surtout une documentation digne de ce nom.
- Points positifs :
- Monture équatoriale robuste, pour le prix !
- Qualité de fabrication et finition mécaniques correctes.
- Instrument complet.
- Points négatifs :
- Oculaires moyens.
- Grossissement maximal utilisable en l'état : 80x
- Platine porte oculaire en format pseudo 31,75mm
- Barlow amovible de très bas de gamme.
- Barlow intégrée médiocre.
- Documentation indigne de cet instrument.
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