Voici une discographie commentée de
l'ensemble
des albums de Tangerine Dream. Les commentaires reflètent des
opinions
personnelles et subjectives, et par conséquent n'engagent que
moi
! On constatera également que pour l'instant, je n'ai pas
écouté
tous les albums.
J'aurais bien aimé inclure des scans
des
pochettes pour chaque album, mais je ne sais pas s'il y a des
problèmes
de droit inhérents à ce genre de chose, alors dans le
doute...
Les puristes constateront que cette discographie a été
limitée
aux albums et aux bandes originales de films, sans les compilations. Il
faut savoir que l'ensemble de la discographie de TD ne se limite
pas à cela, il y a aussi les singles, sans compter les
"bootlegs"
et autres enregistrements pirates.
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Ricochet
Sorti en 1975. Album live, dont les bruits
de foule ont l'air un peu ajoutés. Ensemble plutôt
harmonieux,
plus serein que les précédents albums, mais un peu froid.
Sorcerer
Bande originale de film sortie en 1975.
Première
B.O.F du groupe. Ce film, réalisé par William Friedkin,
qu'on a connu mieux inspiré,
("L'exorciste",
"French Connection"), est un (mauvais) remake du "Salaire de la peur"
d'Henri-Georges
Clouzot, avec Bruno Cremer, je crois. A mon humble avis, c'est une des
rares bandes originales de TD qu'il est quasiment impossible
d'écouter
sans regarder le film. L'ensemble est assez ennuyeux, même si
quelques
parties sauvent l'ensemble, comme "The Call" ou "Grind".
Stratosfear
Sorti en 1976. Un album charnière
dans
le style de TD. En effet la base rythmique rapide de "Stratosfear"
à
l'ouverture de l'album préfigure le ton de ceux à venir.
A noter un superbe morceau, "The big sleep in search of Hades" (mais
où
vont ils chercher des titres pareils !). Doux et mystérieux,
avec
une séquence répétitive de quelque chose
ressemblant
à de la flûte. Cette séquence est d'ailleurs
reprise
dans le dernier titre de l'album "Invisible limits". Ce morceau
m'évoque
bizarrement des souvenirs télévisuels lointains, je crois
que ce morceau a été utilisé en fond musical pour
un feuilleton
français,
qui avait vaguement trait à la SF, du temps où ce genre
de
choses existaient. Globalement
un très bel album.
Encore
Même année que Stratosfear,
cet
album live ne contient que des titres inédits. Trés
interessant, critique à venir.
Cyclone
Sorti en 1978. Non écouté. Un
des rares albums du groupe comportant des vocaux.
Force Majeure
Sorti en 1979. Un bon exemple du nouveau
style
délié de TD, peut-être en partie dû à
la maturité technique des synthés et des boîtes
à
rythmes atteinte à cette époque. Un album abondamment
pillé
par les illustrateurs sonores ! Le
titre éponyme, Force Majeure, possède une intro assez
longue,
bien dans le style des premiers albums, puis le style change, se
"modernise"
d'un seul coup, sur une base rythmique rapide. Ce morceau
enchaîne
ensuite sur divers bruitages (train, cloche d'église). Un titre
tout sauf ennuyeux. Je recommande aussi particulièrement
"Cloudburst
flight", superbe intro de guitare sèche, puis boîte
à
rythme, puis les claviers, en progression vers
une séquence rythmique particulièrement aérienne.
Le dernier titre, "Thru metamorphic rocks"
est un morceau répétitif et monotone, accompagné
de
hurlements de loup, à l'atmosphère assez
inquiétante.
Ce procédé sera d'ailleurs réutilisé dans
la
B.O Thief, et plusieurs fois par
la
suite...
Tangram
Sorti en 1980. Je l'avais emprunté
il
y a longtemps dans une médiathèque, mais je ne l'ai pas
réécouté
depuis. Autant que je me souvienne, c'est un bon album, dans le style
de
"Force Majeure".
Quichotte
Cet album live est une rareté
à
plus d'un titre. En effet, ce live a eu lieu en Janvier 1980 au "Palast
der Republik" à Berlin-Est dans ce qui s'appelait à
l'époque
la RDA. TD fut en effet le premier groupe de rock de l'Ouest à
pouvoir
jouer dans ce pays. Le fait que la musique du groupe soit instrumentale
y était pour beaucoup, pas de paroles "décadentes" et
politiquement
dangereuses... Le groupe avait dû négocier pendant 2 ans
pour
obtenir cette autorisation. Ce qui en dit long sur l'état de la
glaciation brejnevienne de ce pays à cette époque. Cet
album
est curieusement sorti en vinyl, édité par un label
Est-allemand
qui portait le nom amusant d' "Amiga". Je gage qu'il doit avoir
maintenant
une sacrée cote chez les collectionneurs.
Le contenu de cet album a été
remasterisé et réédité en 1986 par Virgin
sous
le titre Pergamon.
Exit
Album sorti en 1981. Une de mes
acquisitions
récentes, et j'ai été surpris par la
qualité
de cet album vieux de presque 20 ans. Que d'excellents morceaux ! Des
très
étonnants et judicieux vocaux chuchotés sur l'intro de
"Kiew
mission", débouchant sur un morceau très planant,
à
la rythmique impeccable de "Choronzon".
Exit, le titre éponyme de l'album, est construit sur une base
rythmique
lente avec des motifs "ascensionnels", donnant un morceau amusant
et très cool. Changement de genre radical avec Network 23,
où
l'influence New Wave est patente. On n'est pas loin du style parfait et
glacé des productions de Kraftwerk, un autre grand groupe
allemand.
"Remote viewing" est un retour au style des origines, calme et
inquiétant,
comme la petite mélodie au clavier, rappelant un peu Stratosfear.
La qualité d'écoute de ce CD
est superbe. Il existe deux pochettes différentes de cet album,
sûrement en fonction de l'éditeur. Celle de l'album que je
possède est conçue par Monique Froese, comme beaucoup de
pochettes de cette époque.
Thief
Bande originale sortie en 1981. Le titre
français
du film est "Le solitaire". C'est un film policier joué par
James
Caan, et réalisé par Michael Mann, qui allait vraiment
sortir
de la série B avec "Heat" (le choc Pacino/De Niro). "Thief" est
parfois rediffusé, et ma foi, c'est plutôt pas mal
dans
sa catégorie. L'ensemble
des
morceaux est très rythmique, très actuel. Le morceau "Dr
Destructo", très minimaliste, arrive avec très peu
d'effets
à instiller une atmosphère angoissante. Le groupe
retrouvera
Michael Mann pour "The Keep", film d'épouvante sorti en 1983
(voir
infra)...
White Eagle
Sorti en 1982. Un des premiers albums que
j'ai
écoutés. Et je le réécoute avec toujours
autant
de plaisir. Le très long premier morceau, "Mojave plan" est un
univers
à lui tout seul. Sur une base rythmique
accélérante,
quasi-minimaliste, un morceau commençant par des
résonances
bizarroïdes et lentes pour se terminer en apothéose.
L'étrangeté et la puissance de ce morceau le rendent,
à
mon avis, quasiment inusable. Le deuxième titre "Midnight in
Thula",
plus rapide, fait un bon usage des mêmes percussions
sèches.
"Convention of the 24th" est un morceau plus monotone, mais
évocateur
et reposant.
Logos Live
Live de 1983. Non écouté.
Bande Originale,composée en partie en 1983 (?). L'album qui n'a jamais existé ! En effet, cette curieuse affaire mérite un paragraphe à elle seule, en attendant, peut être, un jour, une véritable édition de cette BO. Tangerine Dream retrouve donc le réalisateur Michael Mann pour ce film fantastique ambitieux, avec un scénario tiré d'un livre de F. Paul Wilson, écrivain de SF/Fantastique réputé. Ce film et ce livre sont connus en France sous le titre "La forteresse noire". Extrait du sujet : Un groupe de soldats nazis s'empare d'une antique forteresse en Roumanie, et se font trucider allègrement par une entité maléfique. Revenant ? Vampire ? Ou bien l'incarnation du mal absolu ? On peut imaginer ce que TD a pu tirer comme musique d'un postulat pareil. Depuis que j'ai évoqué ce film dans ces pages, j'ai trouvé le moyen de le voir enfin, sur une chaine satellite. Je ne l'avait pas vu lors de sa sortie, ayant trouvé à l'époque la bande annonce trop "flippante" pour mon jeune age...
La musique est effectivement splendide autant que j'ai pu en juger. Le film lui même suscite des sentiments mitigés, ce qui semble être le cas chez beaucoup de gens. Pourtant porté par Mickaël Mann comme une oeuvre personnelle, servi par une distribution pourtant prestigieuse (Jürgen Prochnow, Gabriel Byrne, Scott Glenn, Ian McKellen (rien que ça!)), le film a souffert d'un montage apparenté à un charcutage, apparemment dû à la Production, sans en référer à Mann, semble t'il. Le responsable des effets spéciaux est décédé au cours du tournage, ce qui fait que la créature est beaucoup moins effrayante que voulu et certains effets spéciaux nettement plus "cheap". Bref, avant d'en écrire des pages, je vous recommande le site d'un grand fan du film, Stéphane Piter, qui m'a contacté récemment à ce sujet.
Il est clair que ce film a vieilli, mais il est loin d'être ininteressant. Outre le propos philosophique, il y traîne en effet quelques allusions mythologiques et ésotériques peu courantes dans une "série B" !
Pour en revenir à la musique, je crois me souvenir qu'il est ou était prévu la réédition en CD de cette B.O. Mais je n'en ai retrouvé aucune trace sur le site de TD. Encore un coup de Radu Molasar ? D'après ce que j'ai cru comprendre, TD n'a pas les droits suffisants pour éditer un album avec un fort tirage, à la suite du contrat passé avec les exploitants du film. En tout cas, il est paru à un moment une série ultra-limitée de CD, vendus par TDI la modique somme de 130$, il me semble... Las, d'après quelques sites de fans (liens à venir), cet album ne comporte qu'en fait que quatre morceaux que l'on entend effectivement dans le film ! Ce curieux embargo explique en parti la multiplication des bootlegs et éditions pirates, quand ça n'est pas l'extraction de la piste audio du Vidéodisc du film, gravé sur CD...
Hyperborea
Sorti en 1983. Critique à
venir.
Wavelength
Année faste pour TD, un album et
deux
B.O. Celle ci d'un film que je n'ai pas vu, dont je n'ai jamais entendu
parler non plus. Quelqu'un connait-il le titre français ?
Apparemment
ce serait de la SF, il y a une créature roswellienne sur la
pochette
(sur l'édition que j'ai vue en tout cas, il me semble
qu'il
y en a une autre). Non
écouté.
Risky Business
Non écouté. Encore une B.O.
Cette
fois ci d'un film éponyme avec Tom Cruise jeune (!). Je n'ai
jamais
osé le regarder, de peur de découvrir un navet
d'envergure
intergalactique...
Poland
Sorti en 1984. Non écouté.
Album
Live enregistré à Varsovie.
Firestarter
Non écouté. B.O d'un film
dont
le titre français m'est inconnu.
Flashpoint
Non écouté. B.O. Idem...
Le Parc
Un Album à thème. Chacun des
morceaux porte un nom de parc existant dans le monde, du Bois de
Boulogne
au Ryoanji à Kyoto, en passant bien sûr par le Tiergarten
de Berlin. Le morceau Ryoanji est d'un minimalisme et d'une
tranquilité
typique d'un jardin Zen. Changement de décors avec "L.A.
StreetHawk",
morceau que l'on reconnaitra (hélas, trois fois hélas),
comme
le générique de la nullissime série "Tonnerre
mécanique".
Heartbreakers
B.O. Critique à venir.
Underwater Sunlight
Sorti en 1986. Pour beaucoup de gens l'un
des
meilleurs albums du groupe, sinon le meilleur... J'en avais
découvert
les morceaux principaux sur la compilation sortie en 1986. La
première
plage "Song of the whale" est un long titre constitué de deux
mouvements.
"From Dawn (De l'aube)" est un morceau lent et complexe, où un
motif
de synthé répétitif est accompagné de
percussions
lentes et fortement réverbérées. Des riffs de
guitare
saturée et très étirés, transcendent
l'ensemble.
Superbe et inusable. "To Dusk (Jusqu'au soir)" commence avec un
piano
très simple, très beau, comme TD en utilisera souvent par
la suite. Ce morceau inspire la sérénité et
la tendresse. Un synthé et une batterie prennent le relais, pour
un tempo plus rapide. Puis la guitare électrique refait son
apparition.
"Dolphin Dance", la deuxième plage, est un titre qui
préfigure
le style de TD à venir. Sur une base rapide de
percussions,
plus un motif répétitif, une très belle
mélodie
de synthé accompagne une guitare saturée très cool.
Du coup, après des splendeurs
pareilles,
les trois autres titres de l'album semblent un peu fades.
Legend
Sorti en 1986. B.O du film de même
nom
de Ridley Scott. Bizarrement il existe deux bandes originales de ce
film,
celle de TD, et l'autre de Jerry Goldsmith, un bon faiseur de musique
Hollywoodien.
Apparemment il y aurait eu une B.O pour les USA, l'autre pour l'Europe.
Lorsque j'ai vu le film, j'ai manifestement entendu la composition de
Jerry
Goldsmith. Ce dernier CD est d'ailleurs beaucoup plus facile à
trouver
que la version de TD. Je ne sais d'ailleurs pas si on retrouve le
morceau
vocal de Bryan Adams sur la version de Jerry Goldsmith. La B.O.F de TD
est, elle, évocatrice à souhait, recréant
aisément
le mélange de féerie et d'atmosphère
inquiétante
du film. A noter, un très joli petit morceau romantique :
"Cottage".
Pergamon
C'est la remasterisation du concert de 1980 à Berlin Est. Voir l'album Quichotte. Musicalement, TO BE CONTINUED...
Tyger
Album sorti en 1987. Un des rares albums
comportant
des vocaux. Les paroles sont hautement littéraires, puisque
l'auteur
en est le poète William Blake ! Malgré cela, un album
assez peu
engageant,
que l'on peut trouver ennuyeux. Quelques écoutes m'ont
été necessaire pour l'apprécier. Les vocaux ne
sont présent que sur les morceaux Tyger et London. Au final,
c'est un album assez cérébral mais reposant.
Shy People
Bande originale sortie en 1987. Le titre
français
du film est "Le Bayou". Comprenne qui pourra...
Non écouté.
Near Dark
Encore une B.O. Il s'agit d'un film
fantastique,
avec des vampires chébrans, genre "Buffy". La
réalisatrice
en est l'énergique (certains diront énervée)
Katheryn
Bigelow (Point Break, Blue Steel, et récemment Strange Days).
J'avais
lu une critique de ce film, il y a longtemps dans la presse
régionale.
Le critique ne disait qu'une chose positive sur ce film : "A voir
seulement
pour écouter la musique de Tangerine Dream", un connaisseur !!!
Depuis les première rédaction de ce paragraphe (il y a
longtemps !), j'ai trouvé le CD et j'ai même pu voir
le
film ! Ce film à depuis sa sortie peu à peu
acquis une dimension de série B "culte", que je trouve
partiellement justifié, et celà m'a permis de reviser mon
à priori quelque peu sévère.
A part la première plage du CD, qui
est à mon avis complétement ratée, car elle fait
vraiment générique de "Deutsch Telefilm", les autres
morceaux sont très interessants, et écoutables en tant
que tels. Le second morceau, "Pick Up at high noon" qui
accompagne la transformation du héros, avec ses dissonnances
inquiétantes, puis ses percussions accélérant
très lentement, plonge immédiatement dans le film.
Le style TD reste parfaitement reconnaissable, entre la magnifique
plage intimiste du "Mae's Theme" (plage 4) et les percussions
reverbérées de "Bus Station". Sans oublier le tempo
paroxystique de "Fight at dawn", qui reprend et prolonge la fin de
"Pick Up at High Noon". La musique colle parfaitement au film !
Le film lui même est
effectivement un renouvellement interessant du mythe du Vampire, sans
en oublier sa dimension tragique. La réalisation est
inspirée, et la plupart des acteurs sont excellents et
n'étaient à l'époque pas très connus.
Adrian Pasdar et Jenny Wright, le jeune couple maudit, crève
l'écran. Si Adrian Pasdar est actuellement (2005) le
héros de la série "Mysterious Ways" , Jenny Wright, elle,
semble avoir disparue des écrans après ce film. Les
seconds roles sont des têtes "connues", comme Bill Paxton, ou
alors Lance Henriksen ("Millenium"), son visage en lame de
couteau, véritable "tronche" de cinéma, qui campe un
hallucinant soldat, devenu vampire en une nuit, pendant la Guerre de
Sécession...
Three O'Clock High
Une autre B.O de 1987 ! Non
écouté,
titre français du film inconnu.
Canyon Dreams
Comme une sorte de prolongement logique
à
cette série de musique de films, le groupe a
décidé
de faire pratiquement un film calqué sur la musique,
plutôt
que l'inverse ! Canyons Dreams est un "vidéo-album"
édité
par Miramar. D'après ce que je sais, de superbes images de
canyons
accompagnent la musique. L'édition en Videodisc doit valoir le
coup
d'être vue. Le CD, sorti en 1991, contient un titre de plus non
inclus
dans la vidéo. Musicalement, un album plutôt sans
surprise,
même si le très évocateur "A matter of time" sort
du
lot.
Optical Race
Album sorti en 1988. Peu de choses vraiment
remarquables sur cet album, à part deux titres. "Mother of rain"
avec ses percussions superbes et son tempo lent. Et le très beau
"Ghazal", qui pourrait faire une musique de film !
Livemiles
Album live. Critique à venir.
Lily on the beach.
Album studio (1989). Critique
à
venir.
Destination Berlin.
Une B.O, mais je ne sais pas bien de quoi.
Documentaire, film, téléfilm ? Cet album a
été
composé spécialement pour un système de
projection
à 360°. L'ensemble est assez léger, assez "easy
listening", voire vraiment trop easy à mon goût.
Apparemment,
l'histoire tourmentée de Berlin n'a pas inspiré TD au
delà
de cette musique plutôt insipide. Quelques morceaux sont à
sauver, cependant, comme "Midnight in Bear City", et "Alexander Square".
Miracle Mile
Encore une B.O. Non écouté.
Melrose
Mon premier achat de CD. J'en garde
évidement
des séquelles, qui faussent peut être mon jugement. Un
album
nettement plus élaboré et plus intéressant que les
quelques derniers. De très bonnes séquences, comme par
exemple
"Yucatan", ou "Rolling Down Cahuenga". La tonalité
générale
de l'album est plutôt grave, voire carrément triste si
l'on
écoute le dernier morceau "Cool at Heart", une petite
mélodie
intimiste au piano... Le départ de Paul Haslinger après
cet
album, qui a beaucoup influencé le style du groupe, y est
peut-être
pour quelque chose.
Dead Solid Perfect
Musique de film. Non écouté.
The Park is Mine
Musique de Téléfilm. Non
(ré)écouté.
J'ai vu le téléfilm il y a longtemps, et ai
été
très déçu. Je me suis en effet aperçu que
je
connaissais depuis longtemps l'histoire, ayant "Central Park" de
Stephen
Peters dans ma bibliothèque. Ce roman a en effet inspiré
le film, et même Tommy Lee Jones n'arrive pas à faire
oublier
la fadeur de l'adaptation. Dommage. Le roman est, lui, génial.
C'est
le meilleur roman que j'ai lu sur la guerre du Viet-Nam et ses
séquelles.
Sur un thème de Kriegspiel, la "prise" de Central Park par un
homme
seul, ce livre est pratiquement un documentaire.
The Man Inside.
Musique de film (1991). Le titre
français
de ce film est "L'affaire Wallraff". Le CD est sorti en France sous ce
nom. Les acteurs de ce film sont
Peter
Coyote, Jürgen Prochnow et notre Nathalie Baye nationale.
Heureusement qu'il existe Arte pour rediffuser ce genre de film
:-) Il s'agit en fait d'un (télé)film policier
décrivant des faits et surtout un personnage réel,
le journaliste d'investigation engagé Günter Wallraff, qui
est beaucoup plus connu en Allemagne qu'en France. Pour la petite
histoire, ce journaliste avait pour habitude de faire des reportages en
immersion totale, infiltré sous une fausse identité, dans
les milieux les plus variés. Il a ainsi endossé les
identités les plus diverses, du bleu de travail de
l'immigré turc cherchant du travail en Allemagne (le
documentaire "Tête de turc" raconte cette aventure) au costume 3
pièces du journaliste-pigiste dans un des pires
tabloïd de la presse a scandales (le sujet du film). Ce
thème explique le titre du film : l'homme infiltré,
l'homme à l'intérieur.
La musique
est
assez classique pour TD, on en retiendra surtout le thème,
repris
dans les morceaux "Addicted to the truth" et "News and morality"
joués
aux claviers. Là encore, avec un minimum de moyens, une simple
mélodie,
TD arrive à faire passer une émotion palpable et
poignante.
Rockoon.
Sorti en 1992. Album plutôt
routinier,
en tout cas assez fade par rapport à Melrose. Le départ
d'Haslinger
semble avoir désarçonné le groupe, pratiquement
réduit
à une entreprise familiale ! Edgar Froese et son fils Jerome,
(oui,
oui, le bambin à l'intérieur de la pochette de Rubycon !)
arrivent assez peu à retenir l'attention, à part sur
quelques
heureuses exceptions, comme sur le romantique "Lifted Veil".
Deadly Care.
B.O.F sortie en 1992. Le titre
français
du film m'est inconnu. Non écouté.
220 Volts Live.
Sorti en 1993. Après la
légère
déception de l'album Rockoon, on attendait avec
appréhension
l'album suivant. C'est un album live, mais il est excellent. En
effet,
l'arrivée de nouveaux musiciens, Linda Spa et Zlatko Perica ,
semble
avoir apporté un nouveau souffle au groupe. A remarquer, le
très
bon "Sundance Kid", long morceau à la rythmique soutenue. Il y a
aussi une honorable reprise de "Purple Haze" de Jimi Hendrix. Les
exégètes
d'Hendrix risquent de hurler au sacrilège, mais nous, on aime
bien...
Le "packaging" du CD est particulièrement élégant,
tout de transparence verte.
Turn of the Tides.
Album sorti en 1994. Disons le tout net,
cet
album est l'un des meilleurs de ces dernières années. Il
confirme le regain d'énergie de "220 Volts", avec toute la
science
du studio d'Edgar Froese. De l'intro, qui est une reprise d'une
pièce
pour piano classique de Moussorgski, mêlé avec quelques
bruitages,
jusqu'à la conclusion, c'est un véritable festival pour
les
oreilles. La collaboration avec les même musiciens que pour le
Live
(Linda Spa au saxo, Zlatko Perica aux guitares) continue à
enrichir
le Son de TD. Le deuxième morceau "Firetongues" est un petit
chef
d'oeuvre hispanisant, avec une guitare flamenco virtuose, nous
emmène
dans des territoires assez peu explorés par le groupe. "Galley
slave's
horizon" avec sa composition en tryptique, où
réapparaît
la guitare hispanique, est particulièrement exaltant, par la
diversité
et la puissance de ses évocations. Plus loin, "Jungle Journey"
est
un morceau qui cache son jeu, en commençant assez doucement...
J'en
recommande l'écoute sur un bon lecteur de CD de voiture,
sur
une autoroute, en respectant les limitations de vitesse.... si vous
pouvez.
Le livret comprend une histoire assez
étrange,
issue des "Coachman's Tales", signés E. Froese. La pochette est
très élégante, prouvant que l'on peut mettre des
fractales
sur une pochette sans ressembler à ses clones...
Tyranny of the beauty.
Album sorti en 1995. Critique à venir.
Goblins' club
1996. Critique à venir.
Zoning
BOF de 1996. Critique à venir.
Ambient Monkeys
"Album" de 1997, qui ne perd rien pour attendre...
Quinoa
Album sorti en 1998. Critique à venir.
Mars Polaris
Album sorti en 1999, année de
l'éclipse...
En effet, TD produit là un album placé sous le signe de
l'espace
et de l'astronomie, si j'ose dire ! Ce qui est loin de me
déplaire,
vous comprendrez facilement pourquoi. Le
premier
morceau, "Comet's Figure Head", était destiné à
servir
de musique de fond à la retransmission en directe de
l'éclipse
totale de soleil par la TV allemande, c'est une mélodie de
synthé
céleste à plus d'un titre , épaulée par une
rythmique lente et puissante. J'ai pu voir la vidéo
en "Real" sur le site du groupe. Apparement, eux aussi ont eu un
temps couvert... Mais loin
de
dévaloriser le résultat, le passage des nuages en
accéléré
devant le disque solaire s'accorde vraiment bien avec la musique. Le
thème
de l'album fait référence à la sonde Mars Polar
Lander,
disparue depuis. Cet échec
attristant
ne peut atténuer les sentiments exaltés (!) que je porte
à cet album : c'est une pure merveille ! Depuis
"Pilots of the Ether Belt", alliage étrange entre
séquences
froides et passages quasi-récréatifs, en passant par
Outland
(tiens, l'ombre de Sean Connery...), il y a longtemps que je n'avais
pas
trouvé autant de morceaux à mon goût. Il y a
surtout
le point d'orgue de l'album : c'est le morceau "Astrophobia".
C'est
une véritable merveille, qui va puiser son inspiration dans les
sons "seventies" du groupe, en alliant certaines de ces
séquences
avec une rythmique moderne, donnant un souffle épique à
l'ensemble.
Le tout
servi dans les nouveaux packaging "TDI". Le
livret et la pochette sont superbes avec de très
esthétiques
photos de la surface martienne et de la sonde.
Great Wall of China.
Album sorti en 2000. Critique à venir.
Sorti en 2001. Après avoir
évoqué
la Chine et sa Grande Muraille dans le dernier Album, voilà TD
parti
vers les hauts sommets du Tibet. Sept morceaux, pour autant de lettres,
chacun portant des titres "colorés". Le premier morceau,
"The
Red blood connection", pratiquement néoclassique,
accompagné
de choeurs, est superbe... C'est une amie qui a trouvé l'image
qui
ne me venait pas, tant elle est évidente : ce morceau
évoque
une "respiration" profonde. Il est à la fois majestueux et un
peu
inquiétant. Il confirme la tendance du "retour aux sources 70's"
du style TD, tendance amorcée dans l'album "Mars Polaris".
Les morceaux suivants sont de facture plus commune.
Album sorti en 2002. Je ne me suis en fait
procuré cet album qu'en 2003, après "Mota Atma" (ci
dessous).
M'attendant à un album dans la continuité, je dois dire
que
j'ai pris une véritable gifle tant le changement de style est
radical
! Ce n'est pas un renouvellement, c'est une révolution ! Ou
plutot un "changement de registre"...
Inspiré de la
Divine
Comédie de Dante Alighieri, c'est presque de
l'Opéra
(!), et de fait, c'est
l'enregistrement "live" d'un spectacle ayant eu lieu le 7 Octobre 2001 dans la
cathédrale St Marien à Bernau, en Allemagne.
Beaucoup de vocaux, sur en fait assez peu de synthé.
C'est
très déroutant, et ça peut ne pas séduire
au
premier abord. Il m'a fallu quelques écoutes pour en
apprécier
la beauté... Il a dérouté de nombreux fans,
estimant que des chanteurs d'opéras n'avaient rien à
faire sur un album de TD. Les voix sont assez belles (il y a là
7 chanteuses, altos, soprano, mezzosoprano...) meme si on peut
effectivement les trouver envahissantes, les synthés
n'étant là que pour assurer la structure des
chants. Très beau morceau, qui fait vraiment décoller
l'écoute : "Io non mori".
Album (BO) paru en 2003. Critique à venir.
Double-Album
paru en 2004. Le second volet de la "Divine Comédie"
selon
TD. Enfin trouvé dans le bac de mon disquaire
préféré. En attendant un texte plus complet, je
dirais juste qu'il s'agit, IMHO, d'une pure merveille !
Album
paru en 2005. Après le travail "d'art"du projet de la trilogie
de Dante,
retour à un album studio, extrémement prometteur.
Critique
à venir.
Depuis le 26 Juillet 2000.
Dernière mise à jour le 20 Avril 2006