T  A  N  G  E  R  I  N  E

D  R  E  A  Mtm


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DISCOGRAPHIE COMMENTÉE

et anecdotique...

Voici une discographie commentée de l'ensemble des albums de Tangerine Dream. Les commentaires reflètent des opinions personnelles et subjectives, et par conséquent n'engagent que moi ! On constatera également que pour l'instant, je n'ai pas écouté tous les albums.
 

J'aurais bien aimé inclure des scans des pochettes pour chaque album, mais je ne sais pas s'il y a des problèmes de droit inhérents à ce genre de chose, alors dans le doute... Les puristes constateront que cette discographie a été limitée aux albums et aux bandes originales de films, sans les compilations. Il faut savoir que l'ensemble de  la discographie de TD ne se limite pas à cela, il y a aussi les singles, sans compter les "bootlegs" et autres enregistrements pirates.
 
 

Les débuts L'apogée analogique L'ere de la refondation L'ere de la refondation

Liste des albums et des bandes originales

1970 Electronic Meditation
1971 Alpha Centauri
1972 Zeit
1973 Atem
1973 Green Desert
1974 Phaedra
1975 Rubycon
1975 Ricochet
1975 Sorcerer
1976 Stratosfear
1977 Encore
1978 Cyclone
1979 Force Majeure
1980 Tangram
1980 Quichotte
1981 Exit
1981 Thief
1982 White Eagle
1983 Logos Live
1983 The Keep 
1983 Hyperborea
1983 Wavelength
1983 Risky Business
1984 Poland
1984 Firestarter
1984 Flashpoint
1985 Le Parc
1985 Heartbreakers
1986 Legend
1987 Pergamon
1987 Tyger
1987 Shy People
1987 Near Dark
1987 Three O'Clock High
1988 Optical Race
1988 Livemiles
1989 Lily on the Beach
1989 Destination Berlin
1989 Miracle miles
1990 Melrose
1990 Dead Solid Perfect
1991 Canyon Dreams
1991 The Park is mine
1991 The Man Inside
1992 Rockoon
1992 Deadly Care
1993 220 Volts Live
1994 Turn Of the Tides
1995 Tyranny of Beauty
1996 Goblins Club
1996 Zoning
1997 Ambient Monkeys
1998 Quinoa
1999 Mars Polaris
2000 Great Wall of China
2001 The Seven Letters from Tibet
2002 Inferno
2003 Mota Atma
2004 Purgatorio
2005 Jeanne d'Arc

Electronic Meditation

Sorti en 1970.  Critique à venir.

Alpha Centauri

Sorti en 1971. Alpha Centauri est la désignation astronomique de l'étoile la plus brillante de la constellation du Centaure. Non écouté.

Zeit

Sorti en 1972. Zeit signifie le temps en allemand. Non écouté.

Atem

Sorti en 1973. Je ne peux pas dire que le style dominant de cet album, soit le style que je préfère chez TD. Ah, l'inimitable planant des synthés analogiques ! Après une première partie soutenue par un tambour frénétique, on oscille entre le céleste et l'inquiétant... Je recommande l'écoute de ce genre d'album la nuit, dans une maison isolée, en lisant du Lovecraft, l'effet est garanti :-). A noter la présence sur cet album du titre Wahn. Ce morceau, d'une violence psychotique, est plutôt déroutant, c'est le moins que l'on puisse dire !!! Pour moi, c'est à peu près ce que pourrait donner l'enregistrement d'un groupe d'acteur de théâtre No sous acide lysergique...  A part le dernier morceau, l'écoute de cet album se révèle assez reposante, à défaut d'être passionnante. Sauf si l'on se livre à l'exégèse en l'écoutant attentivement. A déconseiller aux débutants !
 

Green Desert

Sorti en 1973. Non écouté. 
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Phaedra

Sorti en 1974. Là aussi, entre sons planants et dissonances inquiétantes. Anecdote amusante, des extraits de cet album furent joués au cours d'un Live dans la cathédrale de Reims qui provoqua quelques remous. Un problème évident se présenta alors aux spectateurs, c'est à dire à plus de 6000 personnes : la cathédrale manquait de toilettes... Et un certain nombre de gens choisirent la solution la plus triviale, c'est à dire de se libérer un peu n'importe où. A tel point que les autorités ecclésiastiques de l'époque en furent outrées, clamèrent la profanation démoniaque de la cathédrale, et demandèrent un exorcisme du bâtiment. L'histoire ne dit pas si Tubular Bells de Mike Oldfield fut joué pendant celui ci !

Rubycon

Sorti en 1975. Encore de la continuité dans le style. Un extrait de cet album a été utilisé comme générique d'une grande émission défunte de la 2 : "L'avenir du futur". Où un film de science-fiction illustrait (plus ou moins bien) un thème de débat scientifique ou de prospective. Je me souviens qu'ils avaient passé cet excellent film de D. Trumbull "Silent Running", que les programmateurs actuels s'obstinent à ne pas rediffuser, avec quelques autres films rares. Mais bon je m'égare, je m'égare...


Ricochet

Sorti en 1975. Album live, dont les bruits de foule ont l'air un peu ajoutés. Ensemble plutôt harmonieux, plus serein que les précédents albums, mais un peu froid.
 




 

Sorcerer

Bande originale de film sortie en 1975. Première B.O.F du groupe. Ce film, réalisé par William Friedkin,
qu'on a connu mieux inspiré, ("L'exorciste", "French Connection"), est un (mauvais) remake du "Salaire de la peur" d'Henri-Georges Clouzot, avec Bruno Cremer, je crois. A mon humble avis, c'est une des rares bandes originales de TD qu'il est quasiment impossible d'écouter sans regarder le film. L'ensemble est assez ennuyeux, même si quelques parties sauvent l'ensemble, comme "The Call" ou "Grind".
 


Stratosfear

Sorti en 1976. Un album charnière dans le style de TD. En effet la base rythmique rapide de "Stratosfear" à l'ouverture de l'album préfigure le ton de ceux à venir. A noter un superbe morceau, "The big sleep in search of Hades" (mais où vont ils chercher des titres pareils !). Doux et mystérieux, avec une séquence répétitive de quelque chose ressemblant à de la flûte. Cette séquence est d'ailleurs reprise dans le dernier titre de l'album "Invisible limits". Ce morceau m'évoque bizarrement des souvenirs télévisuels lointains, je crois que ce morceau a été utilisé en fond musical pour un  feuilleton français, qui avait vaguement trait à la SF, du temps où ce genre de choses existaient.  Globalement un très bel album.
 



Encore

Même année que Stratosfear, cet album live ne contient que des titres inédits. Trés interessant, critique à venir.


Cyclone

Sorti en 1978. Non écouté. Un des rares albums du groupe comportant des vocaux.


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Force Majeure

Sorti en 1979. Un bon exemple du nouveau style délié de TD, peut-être en partie dû à la maturité technique des synthés et des boîtes à rythmes atteinte à cette époque. Un album abondamment pillé par les illustrateurs sonores ! Le titre éponyme, Force Majeure, possède une intro assez longue, bien dans le style des premiers albums, puis le style change, se "modernise" d'un seul coup, sur une base rythmique rapide. Ce morceau enchaîne ensuite sur divers bruitages (train, cloche d'église). Un titre tout sauf ennuyeux. Je recommande aussi particulièrement "Cloudburst flight", superbe intro de guitare sèche, puis boîte à rythme, puis les claviers, en progression vers une séquence rythmique particulièrement aérienne.
Le dernier titre, "Thru metamorphic rocks" est un morceau répétitif et monotone, accompagné de hurlements de loup, à l'atmosphère assez inquiétante. Ce procédé sera d'ailleurs réutilisé dans la B.O Thief, et plusieurs fois par la suite...



Tangram

Sorti en 1980. Je l'avais emprunté il y a longtemps dans une médiathèque, mais je ne l'ai pas réécouté depuis. Autant que je me souvienne, c'est un bon album, dans le style de "Force Majeure".



Quichotte

Cet album live est une rareté à plus d'un titre. En effet, ce live a eu lieu en Janvier 1980 au "Palast der Republik" à Berlin-Est dans ce qui s'appelait à l'époque la RDA. TD fut en effet le premier groupe de rock de l'Ouest à pouvoir jouer dans ce pays. Le fait que la musique du groupe soit instrumentale y était pour beaucoup, pas de paroles "décadentes" et politiquement dangereuses... Le groupe avait dû négocier pendant 2 ans pour obtenir cette autorisation. Ce qui en dit long sur l'état de la glaciation brejnevienne de ce pays à cette époque. Cet album est curieusement sorti en vinyl, édité par un label Est-allemand qui portait le nom amusant d' "Amiga". Je gage qu'il doit avoir maintenant une sacrée cote chez les collectionneurs.
Le contenu de cet album a été remasterisé et réédité en 1986 par Virgin sous le titre  Pergamon.



Exit

Album sorti en 1981. Une de mes acquisitions récentes, et j'ai été surpris par la qualité de cet album vieux de presque 20 ans. Que d'excellents morceaux ! Des très étonnants et judicieux vocaux chuchotés sur l'intro de "Kiew mission", débouchant sur un morceau très planant, à la rythmique impeccable de  "Choronzon". Exit, le titre éponyme de l'album, est construit sur une base rythmique lente avec des motifs "ascensionnels", donnant un morceau  amusant et très cool. Changement de genre radical avec Network 23, où l'influence New Wave est patente. On n'est pas loin du style parfait et glacé des productions de Kraftwerk, un autre grand groupe allemand. "Remote viewing" est un retour au style des origines, calme et inquiétant, comme la petite mélodie au clavier, rappelant un peu Stratosfear.
La qualité d'écoute de ce CD est superbe. Il existe deux pochettes différentes de cet album, sûrement en fonction de l'éditeur. Celle de l'album que je possède est conçue par Monique Froese, comme beaucoup de pochettes de cette époque.



Thief

Bande originale sortie en 1981. Le titre français du film est "Le solitaire". C'est un film policier joué par James Caan, et réalisé par Michael Mann, qui allait vraiment sortir de la série B avec "Heat" (le choc Pacino/De Niro). "Thief" est parfois rediffusé, et ma foi, c'est  plutôt pas mal dans sa catégorie. L'ensemble des morceaux est très rythmique, très actuel. Le morceau "Dr Destructo", très minimaliste, arrive avec très peu d'effets à instiller une atmosphère angoissante. Le groupe retrouvera Michael Mann pour "The Keep", film d'épouvante sorti en 1983 (voir infra)...



White Eagle

Sorti en 1982. Un des premiers albums que j'ai écoutés. Et je le réécoute avec toujours autant de plaisir. Le très long premier morceau, "Mojave plan" est un univers à lui tout seul. Sur une base rythmique accélérante, quasi-minimaliste, un morceau commençant par des résonances bizarroïdes et lentes  pour se terminer en apothéose. L'étrangeté et la puissance de ce morceau le rendent, à mon avis, quasiment inusable. Le deuxième titre "Midnight in Thula", plus rapide, fait un bon usage des mêmes percussions sèches. "Convention of the 24th" est un morceau plus monotone, mais évocateur et reposant.



Logos Live

Live de 1983. Non écouté.
 




The Keep

Bande Originale,composée en partie en 1983 (?). L'album qui n'a jamais existé ! En effet, cette curieuse affaire mérite un paragraphe à elle seule, en attendant, peut être, un jour, une véritable édition de cette BO. Tangerine Dream retrouve donc le réalisateur Michael Mann pour ce film fantastique ambitieux, avec un scénario tiré d'un livre de F. Paul Wilson, écrivain de SF/Fantastique réputé. Ce film et ce livre sont connus en France sous le titre "La forteresse noire". Extrait du sujet : Un groupe de soldats nazis s'empare d'une antique forteresse en Roumanie, et se font trucider allègrement par une entité maléfique. Revenant ? Vampire ? Ou bien l'incarnation du mal absolu ?  On peut imaginer ce que TD a pu tirer comme musique d'un postulat pareil.  Depuis que j'ai évoqué ce film dans ces pages, j'ai trouvé le moyen de le voir enfin, sur une chaine satellite. Je ne l'avait pas vu lors de sa sortie, ayant trouvé à l'époque la bande annonce trop "flippante" pour mon jeune age...

La musique est effectivement splendide autant que j'ai pu en juger. Le film lui même suscite des sentiments mitigés, ce qui semble être le cas chez beaucoup de gens. Pourtant porté par Mickaël Mann comme une oeuvre personnelle, servi par une distribution pourtant prestigieuse (Jürgen Prochnow, Gabriel Byrne, Scott Glenn, Ian McKellen (rien que ça!)), le film a souffert d'un montage apparenté à un charcutage, apparemment dû à la Production, sans en référer à Mann, semble t'il. Le responsable des effets spéciaux est décédé au cours du tournage, ce qui fait que la créature est beaucoup moins effrayante que voulu et certains effets spéciaux nettement plus "cheap". Bref, avant d'en écrire des pages, je vous recommande le site d'un grand fan  du film, Stéphane Piter, qui m'a contacté récemment à ce sujet.

Il est clair que ce film a vieilli, mais il est loin d'être ininteressant. Outre le propos philosophique, il y traîne en effet quelques allusions mythologiques et ésotériques peu courantes dans une "série B" !

Pour en revenir à la musique, je crois me souvenir qu'il est ou était prévu la réédition en CD de cette B.O. Mais je n'en ai retrouvé aucune trace sur le site de TD. Encore un coup de Radu Molasar ?  D'après ce que j'ai cru comprendre, TD n'a pas les droits suffisants pour éditer un album avec un fort tirage, à la suite du contrat passé avec les exploitants du film. En tout cas, il est paru à un moment une série ultra-limitée de CD, vendus par TDI la modique somme de 130$, il me semble... Las, d'après quelques sites de fans (liens à venir), cet album ne comporte qu'en fait que quatre morceaux que l'on entend effectivement dans le film ! Ce curieux embargo explique en parti la multiplication des bootlegs et éditions pirates, quand ça n'est pas l'extraction de la piste audio du Vidéodisc du film, gravé sur CD...



Hyperborea

Sorti en 1983.  Critique à venir.


Wavelength

Année faste pour TD, un album et deux B.O. Celle ci d'un film que je n'ai pas vu, dont je n'ai jamais entendu parler non plus. Quelqu'un connait-il le titre français ? Apparemment ce serait de la SF, il y a une créature roswellienne sur la pochette (sur l'édition que j'ai vue en tout cas,  il me semble qu'il y en a une autre). Non écouté.



Risky Business

Non écouté. Encore une B.O. Cette fois ci d'un film éponyme avec Tom Cruise jeune (!). Je n'ai jamais osé le regarder, de peur de découvrir un navet d'envergure intergalactique...


Poland

Sorti en 1984. Non écouté. Album Live enregistré à Varsovie.



Firestarter

Non écouté. B.O d'un film dont le titre français m'est inconnu.


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Flashpoint

Non écouté. B.O. Idem...



Le Parc

Un Album à thème. Chacun des morceaux porte un nom de parc existant dans le monde, du Bois de Boulogne  au Ryoanji à Kyoto, en passant bien sûr par le Tiergarten de Berlin. Le morceau Ryoanji est d'un minimalisme et d'une tranquilité typique d'un jardin Zen. Changement de décors avec "L.A. StreetHawk", morceau que l'on reconnaitra (hélas, trois fois hélas), comme le générique de la nullissime série "Tonnerre mécanique".



Heartbreakers

B.O. Critique à venir.



Underwater Sunlight

Sorti en 1986. Pour beaucoup de gens l'un des meilleurs albums du groupe, sinon le meilleur... J'en avais découvert les morceaux principaux sur la compilation sortie en 1986. La première plage "Song of the whale" est un long titre constitué de deux mouvements. "From Dawn (De l'aube)" est un morceau lent et complexe, où un motif de synthé répétitif est accompagné de percussions lentes et fortement réverbérées. Des riffs de guitare saturée et très étirés, transcendent l'ensemble. Superbe et inusable. "To Dusk (Jusqu'au soir)" commence avec  un piano très simple, très beau, comme TD en utilisera souvent par la suite. Ce  morceau inspire la sérénité et la tendresse. Un synthé et une batterie prennent le relais, pour un tempo plus rapide. Puis la guitare électrique refait son apparition. "Dolphin Dance", la deuxième plage, est un titre qui préfigure le style de TD à venir. Sur une base rapide de percussions,  plus un motif répétitif, une très belle mélodie de synthé accompagne une guitare saturée très cool.
Du coup, après des splendeurs pareilles, les trois autres titres de l'album semblent un peu fades.



Legend

Sorti en 1986. B.O du film de même nom de Ridley Scott. Bizarrement il existe deux bandes originales de ce film, celle de TD, et l'autre de Jerry Goldsmith, un bon faiseur de musique Hollywoodien. Apparemment il y aurait eu une B.O pour les USA, l'autre pour l'Europe. Lorsque j'ai vu le film, j'ai manifestement entendu la composition de Jerry Goldsmith. Ce dernier CD est d'ailleurs beaucoup plus facile à trouver que la version de TD. Je ne sais d'ailleurs pas si on retrouve le morceau vocal de Bryan Adams sur la version de Jerry Goldsmith. La B.O.F de TD est, elle, évocatrice à souhait, recréant aisément le mélange de féerie et  d'atmosphère inquiétante du film. A noter, un très joli petit morceau romantique : "Cottage".



Pergamon

C'est la remasterisation  du concert de 1980 à Berlin Est. Voir l'album  Quichotte. Musicalement, TO BE CONTINUED...



Tyger

Album sorti en 1987. Un des rares albums comportant des vocaux. Les paroles sont hautement littéraires, puisque l'auteur en est le poète William Blake ! Malgré cela, un album assez peu engageant, que l'on peut trouver ennuyeux. Quelques écoutes m'ont été necessaire pour l'apprécier. Les vocaux ne sont présent que sur les morceaux Tyger et London. Au final, c'est un album assez cérébral mais reposant.



Shy People

Bande originale sortie en 1987. Le titre français du film est "Le Bayou". Comprenne qui pourra...
Non écouté.



Near Dark

Encore une B.O. Il s'agit d'un film fantastique, avec des vampires chébrans, genre "Buffy". La réalisatrice en est l'énergique (certains diront énervée) Katheryn Bigelow (Point Break, Blue Steel, et récemment Strange Days). J'avais lu une critique de ce film, il y a longtemps dans la presse régionale. Le critique ne disait qu'une chose positive sur ce film : "A voir seulement pour écouter la musique de Tangerine Dream", un connaisseur !!! Depuis les première rédaction de ce paragraphe (il y a longtemps !),  j'ai trouvé le CD et j'ai même pu voir le film ! Ce film à depuis sa sortie peu à peu acquis une dimension de série B "culte", que je trouve partiellement justifié, et celà m'a permis de reviser mon à priori quelque peu sévère.

A part la première plage du CD, qui est à mon avis complétement ratée, car elle fait vraiment générique de "Deutsch Telefilm", les autres morceaux sont très interessants, et écoutables en tant que tels.  Le second morceau, "Pick Up at high noon" qui accompagne la transformation du héros, avec ses dissonnances inquiétantes, puis ses percussions accélérant très lentement, plonge immédiatement dans le film.  Le style TD reste parfaitement reconnaissable, entre la magnifique plage intimiste du "Mae's Theme" (plage 4) et les percussions reverbérées de  "Bus Station". Sans oublier le tempo paroxystique de "Fight at dawn", qui reprend et prolonge la fin de "Pick Up at High Noon". La musique colle parfaitement au film !

 Le film lui même est effectivement un renouvellement interessant du mythe du Vampire, sans en oublier sa dimension tragique. La réalisation est inspirée, et la plupart des acteurs sont excellents et n'étaient à l'époque pas très connus. Adrian Pasdar et Jenny Wright, le jeune couple maudit, crève l'écran. Si Adrian Pasdar  est actuellement (2005) le héros de la série "Mysterious Ways" , Jenny Wright, elle, semble avoir disparue des écrans après ce film. Les seconds roles sont des têtes "connues", comme Bill Paxton, ou alors Lance Henriksen ("Millenium"),  son visage en lame de couteau, véritable "tronche" de cinéma, qui campe un hallucinant soldat, devenu vampire en une nuit, pendant la Guerre de Sécession...
 


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Three O'Clock High

Une autre B.O de 1987 ! Non écouté, titre français du film inconnu.
 



Canyon Dreams

Comme une sorte de prolongement logique à cette série de musique de films, le groupe a décidé de faire pratiquement un film calqué sur la musique, plutôt que l'inverse ! Canyons Dreams est un "vidéo-album" édité par Miramar. D'après ce que je sais, de superbes images de canyons accompagnent la musique. L'édition en Videodisc doit valoir le coup d'être vue. Le CD, sorti en 1991, contient un titre de plus non inclus dans la vidéo. Musicalement, un album plutôt sans surprise, même si le très évocateur "A matter of time" sort du lot.



Optical Race

Album sorti en 1988. Peu de choses vraiment remarquables sur cet album, à part deux titres. "Mother of rain" avec ses percussions superbes et son tempo lent. Et le très beau "Ghazal", qui pourrait faire une musique de film !



Livemiles

Album live. Critique à  venir.



Lily on the beach.

Album studio (1989). Critique à  venir.



Destination Berlin.

Une B.O, mais je ne sais pas bien de quoi. Documentaire, film, téléfilm ? Cet album a été composé spécialement  pour un système de projection à 360°.  L'ensemble est assez léger, assez "easy listening", voire vraiment trop easy à mon goût. Apparemment, l'histoire tourmentée de Berlin n'a pas inspiré TD au delà de cette musique plutôt insipide. Quelques morceaux sont à sauver, cependant, comme "Midnight in Bear City", et "Alexander Square".



Miracle Mile

Encore une B.O. Non écouté.



Melrose

Mon premier achat de CD. J'en garde évidement des séquelles, qui faussent peut être mon jugement. Un album nettement plus élaboré et plus intéressant que les quelques derniers. De très bonnes séquences, comme par exemple "Yucatan", ou "Rolling Down Cahuenga". La tonalité générale de l'album est plutôt grave, voire carrément triste si l'on écoute le dernier morceau "Cool at Heart", une petite mélodie intimiste au piano... Le départ de Paul Haslinger après cet album, qui a beaucoup influencé le style du groupe, y est peut-être pour quelque chose.
 



Dead Solid Perfect

Musique de film. Non écouté.



The Park is Mine

Musique de Téléfilm. Non (ré)écouté. J'ai vu le téléfilm il y a longtemps, et ai été très déçu. Je me suis en effet aperçu que je connaissais depuis longtemps l'histoire, ayant "Central Park" de Stephen Peters dans ma bibliothèque. Ce roman a en effet inspiré le film, et même Tommy Lee Jones n'arrive pas à faire oublier la fadeur de l'adaptation. Dommage. Le roman est, lui, génial. C'est le meilleur roman que j'ai lu sur la guerre du Viet-Nam et ses séquelles. Sur un thème de Kriegspiel, la "prise" de Central Park par un homme seul, ce livre est pratiquement un documentaire.


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The Man Inside.

Musique de film (1991). Le titre français de ce film est "L'affaire Wallraff". Le CD est sorti en France sous ce nom. Les acteurs de ce film sont Peter Coyote, Jürgen Prochnow et notre Nathalie Baye nationale.  Heureusement qu'il existe Arte pour rediffuser ce genre de film :-)  Il s'agit en fait d'un (télé)film policier décrivant des faits et surtout un personnage réel,  le journaliste d'investigation engagé Günter Wallraff, qui est beaucoup plus connu en Allemagne qu'en France. Pour la petite histoire, ce journaliste avait pour habitude de faire des reportages en immersion totale, infiltré sous une fausse identité, dans les milieux les plus variés. Il a ainsi endossé les identités les plus diverses, du bleu de travail de l'immigré turc cherchant du travail en Allemagne (le documentaire "Tête de turc" raconte cette aventure) au costume 3 pièces du  journaliste-pigiste dans un des pires tabloïd de la presse a scandales (le sujet du film).  Ce thème explique le titre du film : l'homme infiltré, l'homme à l'intérieur.

 La musique est assez classique pour TD, on en retiendra surtout le thème, repris dans les morceaux "Addicted to the truth" et "News and morality" joués aux claviers. Là encore, avec un minimum de moyens, une simple mélodie, TD arrive à faire passer une émotion palpable et poignante.
 




 

Rockoon.

Sorti en 1992. Album plutôt routinier, en tout cas assez fade par rapport à Melrose. Le départ d'Haslinger semble avoir désarçonné le groupe, pratiquement réduit à une entreprise familiale ! Edgar Froese et son fils Jerome, (oui, oui, le bambin à l'intérieur de la pochette de Rubycon !) arrivent assez peu à retenir l'attention, à part sur quelques heureuses exceptions, comme sur le romantique "Lifted  Veil".
 



Deadly Care.

B.O.F sortie en  1992. Le titre français du film m'est inconnu. Non écouté.



220 Volts Live.

Sorti en 1993. Après la légère déception de l'album Rockoon, on attendait avec appréhension l'album suivant. C'est un album live, mais  il est excellent. En effet, l'arrivée de nouveaux musiciens, Linda Spa et Zlatko Perica , semble avoir apporté un nouveau souffle au groupe. A remarquer, le très bon "Sundance Kid", long morceau à la rythmique soutenue. Il y a aussi une honorable reprise de "Purple Haze" de Jimi Hendrix. Les exégètes d'Hendrix risquent de hurler au sacrilège, mais nous, on aime bien... Le "packaging" du CD est particulièrement élégant, tout de transparence verte.
 



Turn of the Tides.

Album sorti en 1994. Disons le tout net, cet album est l'un des meilleurs de ces dernières années. Il confirme le regain d'énergie de "220 Volts", avec toute la science du studio d'Edgar Froese. De l'intro, qui est une reprise d'une pièce pour piano classique de Moussorgski, mêlé avec quelques bruitages, jusqu'à la conclusion, c'est un véritable festival pour les oreilles. La collaboration avec les même musiciens que pour le Live (Linda Spa au saxo, Zlatko Perica aux guitares) continue à enrichir le Son de TD. Le deuxième morceau "Firetongues" est un petit chef d'oeuvre hispanisant, avec une guitare flamenco virtuose, nous emmène dans des territoires assez peu explorés par le groupe. "Galley slave's horizon" avec sa composition en tryptique, où réapparaît la guitare hispanique, est particulièrement exaltant, par la diversité et la puissance de ses évocations. Plus loin, "Jungle Journey" est un morceau qui cache son jeu, en commençant assez doucement... J'en recommande l'écoute sur un bon lecteur de CD de voiture,  sur une autoroute, en respectant les limitations de vitesse.... si vous pouvez.
Le livret comprend une histoire assez étrange, issue des "Coachman's Tales", signés E. Froese. La pochette est très élégante, prouvant que l'on peut mettre des fractales sur une pochette sans ressembler à ses clones...



Tyranny of the beauty.

Album sorti en 1995. Critique à venir.



Goblins' club

1996. Critique à venir.



Zoning

BOF de 1996. Critique à venir.



Ambient Monkeys

"Album" de 1997, qui ne perd rien pour attendre...


Quinoa

Album sorti en 1998. Critique à venir.



Mars Polaris

Album sorti en 1999, année de l'éclipse... En effet, TD produit là un album placé sous le signe de l'espace et de l'astronomie, si j'ose dire ! Ce qui est loin de me déplaire, vous comprendrez facilement pourquoi. Le premier morceau, "Comet's Figure Head", était destiné à servir de musique de fond à la retransmission en directe de l'éclipse totale de soleil par la TV allemande, c'est une mélodie de synthé céleste à plus d'un titre , épaulée par une rythmique lente et puissante. J'ai pu voir la vidéo en "Real" sur le site du groupe. Apparement, eux aussi  ont eu un temps couvert...  Mais loin de dévaloriser le résultat, le passage des nuages en accéléré devant le disque solaire s'accorde vraiment bien avec la musique. Le thème de l'album fait référence à la sonde Mars Polar Lander, disparue depuis. Cet échec attristant ne peut atténuer les sentiments exaltés (!) que je porte à cet album : c'est une pure merveille ! Depuis "Pilots of the Ether Belt", alliage étrange entre séquences froides et passages quasi-récréatifs, en passant par Outland (tiens, l'ombre de Sean Connery...), il y a longtemps que je n'avais pas trouvé autant de morceaux à mon goût. Il y a surtout le point d'orgue de l'album :  c'est le morceau "Astrophobia". C'est une véritable merveille, qui va puiser son inspiration dans les sons "seventies" du groupe, en alliant certaines de ces séquences avec une rythmique moderne, donnant un souffle épique à l'ensemble. Le tout
servi dans les nouveaux packaging "TDI". Le livret et la pochette sont superbes avec de très esthétiques photos de la surface martienne et de la sonde.



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Great Wall of China.

Album sorti en 2000. Critique à venir.



The Seven Letters from Tibet

Sorti en 2001. Après avoir évoqué la Chine et sa Grande Muraille dans le dernier Album, voilà TD parti vers les hauts sommets du Tibet. Sept morceaux, pour autant de lettres, chacun portant des titres "colorés".  Le premier morceau, "The Red blood connection", pratiquement néoclassique, accompagné de choeurs, est superbe... C'est une amie qui a trouvé l'image qui ne me venait pas, tant elle est évidente : ce morceau évoque une "respiration" profonde. Il est à la fois majestueux et un peu inquiétant. Il confirme la tendance du "retour aux sources 70's" du style TD, tendance amorcée dans l'album "Mars Polaris".  Les morceaux suivants sont de facture plus commune.




Inferno

Album sorti en 2002. Je ne me suis en fait procuré cet album qu'en 2003, après "Mota Atma" (ci dessous). M'attendant à un album dans la continuité, je dois dire que j'ai pris une véritable gifle tant le changement de style est radical ! Ce n'est pas un renouvellement, c'est une révolution ! Ou plutot un "changement de registre"...

 Inspiré de la Divine Comédie  de Dante Alighieri, c'est presque de l'Opéra (!), et de fait, c'est  l'enregistrement "live" d'un spectacle ayant eu lieu le 7 Octobre 2001 dans la cathédrale St Marien à Bernau, en Allemagne.
Beaucoup de vocaux, sur en fait assez peu de synthé. C'est très déroutant, et ça peut ne pas séduire au premier abord. Il m'a fallu quelques écoutes pour en apprécier la beauté...  Il a dérouté de nombreux fans, estimant que des chanteurs d'opéras n'avaient rien à faire sur un album de TD. Les voix sont assez belles (il y a là 7 chanteuses, altos, soprano, mezzosoprano...)  meme si on peut effectivement les trouver envahissantes, les synthés n'étant là que pour assurer la structure  des chants. Très beau morceau, qui fait vraiment décoller l'écoute : "Io non mori".




Mota Atma

Album (BO) paru en 2003. Critique à venir.




Purgatorio

Double-Album paru en 2004. Le second volet de la "Divine Comédie" selon TD.  Enfin trouvé dans le bac de mon disquaire préféré. En attendant un texte plus complet, je dirais juste qu'il s'agit, IMHO, d'une pure merveille !



Jeanne d'Arc

Album paru en 2005. Après le travail "d'art"du projet de la trilogie de Dante, retour à un album studio, extrémement prometteur. Critique à venir.


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Depuis le 26 Juillet 2000.
Dernière mise à jour le 20 Avril 2006