
Le résultat d'un gros cassage de tirelire de Mai 1999. Cet instrument offrait selon moi un bon compromis entre performances et occupation de l'espace, un critère hélas crucial !
Quelques caractéristiques :
- Formule optique : Maksutov-Cassegrain.
- Focale 1250 mm pour un diamètre de 90 mm, soit un rapport F/D de 13,9.
- Obstruction centrale 9,6%.
- Motorisation deux axes.
Les caractéristiques complètes sont évidemment disponibles chez Meade. N'ayant pas voulu investir dans le trépied "DeLuxe" (le bien nommé, en particulier à cause du prix !), j'ai réalisé une simple tablette équatoriale. Elle est montée sur un trépied de récupération très stable.
Cette tablette est réalisée à un coût très bas, à l'aide de Médium de 20 mm, aussi rigide que facile à travailler, de tirants de tiroir, et de charnières. Deux trous dans la planche supérieure permettent le passage des vis de fixation de l'ETX. Un trou sur la planche inférieure permet la fixation sur le pied. La petite boîte bleue, visible près de la raquette de commande, est un niveau à bulle, permettant la mise à l'horizontale de la tablette.
Pourquoi acheter cet instrument ?
Cette question revient très souvent sur les forums ou ailleurs, tant ce télescope a bénéficié d'une publicité importante. Je suis évidemment un peu partial, l'ETX étant mon instrument principal. Je vais essayer de faire un bilan.
- Pour :
- C'est un instrument absolument seul dans cette gamme de prix, c'est à dire celle des télescopes de type Cassegrain motorisés deux axes !
- La qualité optique est, de l'avis général, très bonne. Peut être un peu variable selon les exemplaires. J'ai en effet la chance d'avoir un exemplaire très bien collimaté, capable de montrer un disque d'Airy à 300x sur étoile artificielle, avec seulement un léger astigmatisme ! Ce genre de grossissement est bien sûr bien au delà des limites pratiques raisonnables, et applicable uniquement en laboratoire.
- La compacité de l'instrument est très intéressante, surtout pour ceux qui disposent d'une place limitée, ou bien qui aiment emporter leur instrument partout. Ce télescope tient en effet dans une valise de cabine, sans son pied. Mais il doit être possible de bricoler un pied démontable.
- L'Autostar, véritable ordinateur embarqué, pour une somme supplémentaire raisonnable, permet de pointer facilement des objets que l'on aurait mis des heures à chercher. A ceux qui comme moi au départ, sont un peu réticents face à ce concept "presse-bouton", estimant perdre le sel de la recherche, on peut donner l'alibi suivant : l'Autostar permet de montrer rapidement des objets célestes à un public qui n'a pas forcément la patience d'attendre que vous réussissiez votre alignement polaire, puis votre pointage aux cercles ! Le suivi en Altazimutal offert par l'Autostar est aussi un bonus indéniable. Si vous avez des problèmes d'utilisation cette page peut vous aider !
- Contre :
- Ce télescope est tout de même peu lumineux, par rapport, par exemple, à un Newton à faible obstruction centrale. Il est en cela un peu limité pour observer le ciel profond, mais on pourrait dire qu'en dessous de 200 mm d'ouverture, tous les instruments le sont.
- La monture, bien que motorisée deux axes, n'est pas un modèle de stabilité ni de précision. Le moteur de suivi d'ascension droite a "du retard à l'allumage", quand ce n'est pas un comportement erratique et bizarroïde. Surtout lorsque l'on charge le télescope d'un boîtier photo. Peu de personnes recommandent cet instrument pour la photo au foyer. Personnellement, je n'ai encore que peu d'essais à mon actif, mais je compte bien y remédier...
- Le prix, avec un niveau d'accessoires raisonnable, s'élève considérablement. En effet, le Super-Plössl de 26 mm en standard est assez vite insuffisant. On complétera avantageusement par un oculaire de courte focale (7 ou 8 mm), et par un oculaire à grand champ (32 mm), pour les plus fortunés. L'indicible chercheur droit est inutilisable la plupart du temps, en particulier pour l'alignement polaire. Si il y a un seul accessoire à acheter, c'est celui-là ! Même si celui proposé par Meade est une catastrophe du point de vue optique. Un kit d'adaptation du chercheur d'origine est proposé par JMI. Je ne sais absolument pas s'il est de meilleur qualité. Le trépied "DeLuxe" est très pratique, aussi bien en équatorial qu'en altazimutal, est robuste, mais coûte assez cher (1650F).
Quelques trucs et astuces... Voici quelques petites améliorations très "Low tech", fruits de l'application du système D, pour un coût de revient très faible, ou nul :
- L'indispensable bouchon de porte oculaire : une simple boîte de pellicule vide, de préférence Kodak, ces dernières ayant un diamètre voisin de 31,75 mm.
- L'aide à la mise au point, étonnamment efficace : une simple pince à linge en bois, sur la molette de focalisation.
- Le pare-buée escamotable maison, constitué d'une feuille de papier buvard roulée à l'entrée du ménisque d'ouverture :
Non, je n'ai pas trouvé de buvard noir, ni même bleu nuit ! Depuis j'ai réalisé un modèle nettement plus élaboré, comportant une résistance chauffante. La description sera présente prochainement sur cette page, dès que le concept sera validé !

Cette machine infernale permet la prise de photo en pose longue. Le suivi en ascension droite est assuré par un moteur pas à pas commandé par micro-contrôleur. Une "demie paire de jumelles" est utilisée pour aligner la
charnière principale avec l'étoile polaire.