DETECTABILITE VARIABLE SUIVANT LA SAISON :

   
Le plus bel exemple du phénomène est donné par l'Accenteur : je l'ai repéré 58 fois sur 58 de fin décembre à début juillet et seulement 9 fois sur 51 le reste de l'année , et pour cause, il ne chante en général pas à cette période et ce n'est pas évident de repérer un Accenteur silencieux quand on court ! Le troglodyte n'a , en revanche, pas une telle variation de comportement  ce qui le fait remarquer 100 fois sur 109 alors qu'il n'est sûrement pas plus nombreux que l'Accenteur !
  On retrouve le même problème pour le Verdier, noté 80% des sorties de printemps et à peine 25% le reste de l'année, sans qu'on puisse en déduire une migration . Mais qu'en est-il du Serin ? Il est quasi absent d'août à février (3 obs) : silence ou migration totale ?
  Quant au Pigeon ramier, quasi absent en automne, est-ce une vraie

migration ou des mouvements journaliers vers la banlieue à cette période, comme l'observation matinale d'un vol d'une centaine de Pigeons peut le suggérer ?

VARIATIONS D'UNE ANNEE SUR L'AUTRE

 
 C'est sans doute l'enseignement le plus intéressant de ce genre d'étude : le statut de certaines espèces varie d'une année sur l'autre.
   Le rouge-gorge semble nicher cette année : absent après la mi-mars en 96 et 97, il est noté régulièrement ce printemps .
   La Sittelle, présente pendant les hivers,a été aussi présente pendant les printemps 96 et 98, mais pas au ptps 97.
   La grive musicienne, fréquente jusqu'en juin 97, devient rare après. Elle n'a sans doute pas niché cette année.
   Le Roitelet triple-bandeau n'a été présent qu'en 96, sans