14 octobre 2002

FICSA actualités No 20 2002


    Original: Anglais


    Les représentants du personnel prennent la parole devant le HLCM

    Genève, 7 et 8 octobre 2002

Le Comité de haut niveau sur la gestion (HLCM) a tenu sa quatrième session à Genève les 7 et 8 octobre 2002. La FICSA et le CCASIP ont été invités à participer aux délibérations liminaires afin d’échanger des opinions sur les points de l’ordre du jour et de proposer des sujets de discussion futurs.

Au cours des délibérations liminaires, le représentant de l’ONU a informé les hauts fonctionnaires de l’interaction positive, en 2002, entre les représentants du personnel (FICSA et CCASIP) et le Réseau des ressources humaines et des contributions constructives des représentants du personnel aux débats sur l’examen du régime des traitements et indemnités.

Il y a eu un bref échange d’opinions sur l’assurance soins de longue durée. Plusieurs organisations (par exemple, l’AIEA et l’ONUDI) envisagent des systèmes, mais le problème des coûts et la question du versement des primes restent en suspens.

Malheureusement, il n’y pas eu suffisamment de temps pour débattre de tous les points de l’ordre du jour avec les représentants du personnel.

La FICSA a fondé ses observations sur la déclaration ci-dessous qui a été communiquée à tous les participants pendant la session du HLCM.

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Observations de la Fédération des associations de fonctionnaires internationaux (FICSA) présentées par le Secrétaire général, Mme Janice Albert

  1. La FICSA se félicite de l’occasion qui lui est donnée de présenter ses idées au HLCM. Nous souhaiterions formuler des observations sur quelques points de votre ordre du jour (CEB/2002/HLCM/4/CRP.1) qui intéressent de très près les membres du personnel. En outre, nous souhaiterions formuler des propositions concernant les travaux à venir.

    Sécurité et sûreté du personnel (CEB/2002/HLCM/R.8 et CEB/2002/HLCM/R.9)

  2. La FICSA a participé à la réunion du Réseau interorganisations pour la gestion des mesures de sécurité tenue en mai 2002. Nous souhaiterions indiquer que nous nous félicitons des travaux entrepris par le UNSECOORD et les organisations individuelles en vue d’améliorer la sécurité et la sûreté du personnel.

  3. Toutefois, nous avons été vivement préoccupés à la lecture du document R.8, qui indique la lenteur des progrès en matière de respect des Normes minimales de sécurité opérationnelle (MOSS). La FICSA est prête à aider à encourager le personnel sur le terrain à participer activement aux MOSS comme le propose le UNSECOORD.

  4. A la réunion de Vienne, nous avons été impressionnés par la présentation consacrée à la TCI et aux MITS (Normes minimales en matière de télécommunication). Pour paraphraser notre collègue du PAM, tous les membres du personnel ont le droit à leur propre sécurité, le droit de communiquer et le droit d’accéder à l’information.

  5. En ce qui concerne la sûreté aérienne, la FICSA accueille avec satisfaction l’affirmation selon laquelle la sûreté devrait l’emporter lors du choix des transporteurs aériens. Les considérations politiques et financières ne devraient pas porter atteinte à la sûreté et la sécurité des membres du personnel.

  6. La FICSA souhaiterait souligner l’importance qu’il y a à informer le personnel de leur droit de refuser de voyager à bord d’aéronefs qui pourraient compromettre leur sécurité. En outre, nous appuyons totalement l’avis selon lequel les organisations devraient arrêter d’exiger du personnel qui voyage par avion qu’il signe un document limitant les conditions d’assurance. Nous aimerions faire observer que d’autres formes de transport, par exemple, les navires, peuvent également poser des risques et nous demandons donc que les politiques liées aux autres types de transport soient revues.

  7. La FICSA se félicite de l’initiative visant à améliorer la gestion des risques et la préparation aux situations de crise. Malheureusement, la préparation à des incidents et accidents moins graves peut aussi se révéler insuffisante.

    Étude du régime des traitements et indemnités (CEB/2002/HLCM/4/CRP.2)

  8. La FICSA a commenté en détail l’étude du régime des traitements et indemnités au cours des réunions des groupes de travail, du Réseau des ressources humaines et de la CFPI, observations dont il est rendu compte dans les rapports. Nos observations porteront essentiellement sur les projets pour l’année prochaine.

  9. Nous nous réjouissons à la perspective de recevoir des rapports sur l’état d’avancement des travaux visant à mettre au point la nouvelle norme-cadre. Nous nous attendons à ce que le concept de la double filière d’avancement soit pris en compte dans la nouvelle norme. Dans l’évaluation de la valeur des différents types de tâches, nous demandons que la nouvelle norme-cadre élimine toute discrimination fondée sur le sexe qui pourrait exister actuellement. Nous pensons qu’il faudrait analyser également les incidences de l’application de la nouvelle norme. Par exemple, le personnel sera vivement désireux de savoir quelles seront les professions qui seront reclassées ou déclassées.

  10. Nombre de nos préoccupations à propos du Corps de hauts fonctionnaires (SMS) ont été prises en considération au sein des groupes de travail et au cours des sessions de la CFPI tandis que d’autres préoccupations subsistent. Par exemple, l’une de nos préoccupations portait sur l’idée émise par certains qu’il fallait recruter de l’extérieur de bons administrateurs. Nous pensons que les organisations devraient développer, de l’intérieur du système, de bons administrateurs. Il s’agit là d’un point important car de nombreuses fonctions exigent une compréhension détaillée de l’organisation en question et l’acquisition de ces connaissances prend de nombreuses années. Comme nous l’avons soutenu auprès de la CFPI, les années d’expérience sont importantes et ne devraient pas être ignorées.

  11. Nous pensons qu’une formation aux techniques de gestion et une aide à la planification des carrières des administrateurs serait une manière d’améliorer les perspectives d’avancement des agents des services généraux et des administrateurs aux grades inférieurs. A cet égard, nous aimerions remercier le Secrétaire général pour les observations qu’il a formulées au sujet du personnel dans son rapport à l’Assemblée générale (document A/57/387). Nous notons en particulier qu’il soutient vivement le renforcement des perspectives de carrière des agents des services généraux, qu’il reconnaît la nécessité de parvenir à une parité entre les sexes parmi les administrateurs aux niveaux supérieurs, et qu’il recommande d’augmenter les ressources pour la formation du personnel.

    Principe Noblemaire et salaires des administrateurs

  12. Bien que la CFPI n’ait pas estimé que l’examen de l’application du Principe Noblemaire devait faire partie de l’étude du régime des traitements et indemnités, la FICSA se félicite de l’inscription de ce sujet en tant que point séparé à l’ordre du jour de la CFPI l’année prochaine. Nous estimons qu’il s’agit là d’une question hautement prioritaire et nous nous réjouissons à la perspective de ces débats.

  13. Sur une autre question toutefois liée à la précédente, la FICSA a été heureuse d’apprendre que la CFPI avait décidé de recommander de restaurer la marge à 115, conformément à la résolution de l’Assemblée générale.

  14. La FICSA aurait préféré que le rapport de la CFPI recommande moins d’écarts entre les grades. Nous estimons que les P5 et les D2, qui pourraient recevoir des augmentations de 6,5 % et 10,7%, respectivement, seront perplexes d’apprendre que les D1 pourraient recevoir une augmentation de 13,3%. L’historique et la logique de ces différences de marge entre les grades devraient être étudiés et clairement expliqués au personnel. Bien qu’appréciant la nécessité d’être précis sur le plan technique, toute augmentation devrait être compréhensible et justifiée en termes de gestion des ressources humaines et d’analyse statistique.

    Plus grande uniformité des accords d’assurance maladie (CEB/2002/HLCM/INF.1)

  15. S’agissant du document sur l’assurance maladie, la FICSA accueille avec satisfaction l’examen de ce thème complexe. Manifestement, le personnel du système commun devrait disposer d’accords d’assurance maladie qui fournissent des niveaux comparables de couverture à des coûts comparables. Comme d’autres, nous sommes d’avis que les systèmes d’assurance n’ont pas besoin d’être exactement identiques.

  16. Nous aimerions mettre en évidence quelques points : tout d’abord, la question de l’élargissement de la couverture des soins de santé aux concubins n’a pas été traitée ; deuxièmement, la question des soins à long terme pour le personnel actif et retraité intéresse tous nos membres.

  17. Nous ne sommes pas d’accord avec le Réseau des ressources humaines qui estime que l’accroissement des frais de soins de santé découlant du stress doit être accepté comme faisant partie intégrante des activités. Nous proposons que les médecins et les spécialistes en ressources humaines du système des Nations Unies examinent les causes des maladies liées au stress et formulent des recommandations en vue d’essayer de résoudre les problèmes.

  18. Accessoirement, nous pensons que l’une des causes du stress est l’absence de procédures adéquates pour prévenir et résoudre les conflits au sein des organisations. Nous nous félicitons des observations du Secrétaire général concernant les améliorations des systèmes de justice interne.

    Modification du rapport entre le financement ordinaire et bénévole (CEB/2002/HLCM/R.10)

  19. L’évolution du financement et l’accroissement du financement volontaire soulèvent un certain nombre de questions au sein du personnel. Il ne fait aucun doute que les membres du personnel sont préoccupés par l’impact potentiel sur les postes, le recrutement et les arrangements contractuels.

  20. Une nouvelle fois, nous aimerions attirer l’attention sur le rapport du Secrétaire général qui souligne un type de problème contractuel. Il mentionne la question des fonctionnaires, depuis longtemps au service d’organisations, qui se retrouvent avec des contrats de courte durée et des perspectives de carrière limitées. Les objectifs de la création de perspectives de contrats à plus longue échéance devraient être pris en considération dans les débats sur l’évolution du financement.

  21. Nous comprenons qu’il s’agit là d’un examen préliminaire et nous nous réjouissons à la perspective des débats à venir sur ce thème important.